Critiques et reviews, Musique

Critique : Drones de Muse, un 7ème album décevant

(Avant de commencer cet article, je voudrais m’excuser de ne rien avoir écrit depuis avril, mais je compte rattraper le temps perdu puisque j’ai quelques projets prévus pour cet été ! Je tiens ajouter qu’à partir de maintenant, je noterais les albums sur 10 et non 5 pour une notation plus précise. Maintenant tu peux lire ma critique tranquillement !)

Le voila enfin, après des mois de teasing à base de photos en studio publiées sur Instagram et de singles plus ou moins bons, Drones, le 7ème album studio de Muse, est sorti le 8 juin (soit il y a un mois et quelques jours, excusez mon retard !). Annoncé comme étant « le meilleur album de Muse » selon Matthew Bellamy, qui serait également un retour aux sources, à quoi doit-on s’attendre avec Drones, et tient-il vraiment ses promesses ?

Le-nouvel-album-de-muse-drones-sera-disponible-le-8-juin-2015

Le titre, la pochette, la tracklist : ces éléments annoncent d’emblée la couleur. On est pas la pour rigoler, l’heure est grave, nous, citoyens innocents, sommes surveillés par d’horribles appareils issus de la technologie moderne : les drones. Vous l’aurez compris : Drones est un énième concept album du groupe, dénonçant la politique et la société actuelle. Un thème récurrent de leur part.

Le format de l’album est assez classique : une petite dizaine de titres, dont la durée varie entre 3 et 6 minutes, le tout formant un disque ni trop long ni trop court.

Mais le plus important est : que vaut ce prétendu retour aux sources ? Et bien, selon moi, pas grand chose. Drones est, certes, un disque assez rock dans l’ensemble, mais l’on est loin de leurs excellents 1ers LP. Meilleur que l’expérimental et décevant The 2nd Law, leur album précédant, mais sans grand intérêt. Si le 1er single, Psycho, était sympa bien que pas très excitant, peu de titres sortent du lot dans l’album : entre Dead Inside, plutôt pop, dont les synthés font penser à du Robyn (comme j’ai pu le lire sur Youtube), ou l’insupportable et niais Mercy avec du piano façon Coldplay, les autres titres supposés être rock sont assez saturés, lourds (Reapers, Defector), contrairement aux trois derniers titres, grâce auxquels l’album se termine sur une note plus douce : Aftermath, le long et mémorable The Globalist, et le titre acapella Drones, messe finale. Malgré tout, il y a un titre qui, selon moi, est le plus abouti, car ni brut ni mou : The Handler.

Les paroles sont, comme je l’ai suggéré un peu plus haut, une dénonciation explicite de la société (exemple dans Defector : « I’m free from society, you can’t control me », « you can’t brainwash me »). Même si Muse ont déjà sorti pas mal de titres dans le même genre (rappelez vous de l’album The Resistance en 2009), c’est une bonne chose d’entendre des paroles sensées de la part d’un groupe étant devenu assez commercial.

Drones est en bref, de mon point de vue, décevant, j’aurais aimé l’apprécier mais il ne tient que très peu ses promesses. Le point positif est que Matthew Bellamy est toujours un bon musicien, chanteur et parolier. Cela n’aura malheureusement pas suffi à ce que Drones soit réussi. Venant d’un groupe ayant déjà fait ses preuves, nous avons ici un album médiocre. Note : 4,5/10

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