Live Report, Musique

Live Report #7 : Metronomy @ Palais des Sports, Paris, le 01/11/14

Bonjour lecteur, le samedi 1er novembre, alors que certains fêtaient la Toussaint, profitaient du dernier jour du Pitchfork festival, étaient a la Paris Games Week ou regardaient désespérément Danse avec les Stars, de mon côté j’ai eu la chance d’aller au concert de Metronomy. Je te raconte tout ça en détail.

J’arrive, un minimum prévoyante, une heure avant l’ouverture des portes, sauf que la production a un peu de retard, ce qui fait que nous sommes entrés a 18h45 au lieu des 18h00 prévues. Les prévoyants ont bien fait d’arriver a l’heure puisque l’on a pu choisir les meilleures places. La salle est assez petite, surtout la fosse. Pour vous donner une idée, le Palais des Sports correspond à vue d’œil à la moitié d’un Zénith ou au tiers d’un Bercy (bon bien sûr si vous n’y êtes jamais allés, ça ne vous avancera pas). Le public est de tout âge, il y a autant de trentenaires que de familles ou d’adolescents voire des quinquagénaires. Certaines personnes ont même fait un grand effort de look. L’attente est un peu longue mais on a le droit à du Serge Gainsbourg pour patienter en musique, ce qui est assez sympa.

C’est a 19h50 tapantes que les quatre anglais de Glass Animals pointent leur nez. Leur musique indie rock aux airs d’électro instaure une ambiance très zen, apaisante dans la salle, et transmet comme un message qui suffit à retenir le public attentif. Le chanteur vit pleinement sa musique puisqu’il n’hésite pas à danser tout en chantant. La musique est agréable à écouter, et fait taper du pied quelques uns. Des mélodies enchantées s’échappent de leurs instruments, leur performance m’évoque un conte de la fôret musical (ce qui serait un peu en cohérence avec leur nom). Ils s’essaient à une reprise de Kanye West très réussie et nous quittent sur un dernier titre, en lançant « enjoy Metronomy » … On y compte bien ! La 1ère partie aura duré 35 minutes et elle aura permis à certains de découvrir le groupe et de nous faire patienter pour la suite.

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L’entracte. Ce moment ou tout le monde s’agite, c’est le moment de se dégourdir les jambes comme qui dirait. Les vendeurs de goodies sont assez marrants et crient des phrases telles que « on se décontracte pendant l’entracte » ou « on fait chauffer sa carte bleue », la queue pour acheter des bières est plus longue que pour celle des WC. Cette fois-ci on a le droit aux Beatles en musique d’attente et ça c’est super, j’en aperçois même quelques uns qui chantent.

A 21h, ils arrivent enfin nos chers Metronomy, en costume blanc et chemise noire, épaulés par Michael, un 5ème musicien à la guitare acoustique (entre autres). Le décor est a l’image de la pochette, il est coloré et théatral mais sobre, tout comme le groupe. Ils commencent par jouer un ancien titre, Holiday, avant d’enchaîner tous les singles de leurs albums Love Letters, The English Riviera et Nights Out, tels que Radio Ladio, Love Letters, Everything Goes My Way (on note que la voix d’Anna Prior n’est pas vraiment au top), The Look, puis l’ambiance se radoucit sur I’m Aquarius, Reservoir et She Wants. Se suivent ensuite des titres moins connus du grand public comme Side Two, Corinne ou The Upsetter. Entre deux, Joseph Mount nous déclare « Maintenant c’est moi tout seul » et joue Never Wanted en guitare-voix alors que les autres membres ont quitté la scène. Joseph prend ensuite la parole pour dire que c’est la 1ère fois qu’ils jouent dans ce quartier de Paris et nous dit qu’ils ont tourné un clip dans le coin, se joue alors le fameux A Thing For Me, suivi de Heartbreaker. Le rythme se ralentit et l’ambiance s’adoucit sur l’instrumental Boy Racers et Month Of Sundays, tous deux tirés du dernier album. Les synthés fusionnent avec la batterie et les instruments à cordes, s’en découlent une jolie musique plaisante. Le groupe finit en beauté avec deux titres du 3ème album, à commencer par The Bay, l’un de leurs singles phares : la scène est illuminée de mille feux par des lumières de toutes les couleurs à rendre épileptique, et le public est en transe, puis Some Written, beaucoup plus doux et poétique. Metronomy reviennent ensuite en rappel pendant 10 minutes sur Love Underlined et terminent enfin sur You Could Easily Have Me, tiré de l’opus Pip Paine. Un concert convaincant et sans fioritures qui a duré 1h25, qui manquait d’interactions avec le public, même si celui-ci fut conquis. Une setlist très sympa, truffée de singles plus ou moins entêtants et de titres moins connus assez apaisants. Metronomy a su mixer avec brio sa discographie pour en ressortir les chansons ayant fait leur style et leur renommée, tout en présentant leur dernier LP, le tout en faisant danser la foule. Ça valait son prix !

Joseph en solo sur Never Wanted.

Joseph en solo sur Never Wanted.

Le duo Anna/Michael jouant  The Upsetter.

Le duo Anna/Michael jouant The Upsetter.

Anna Prior, énergique.

Anna Prior, énergique.

Anna, les yeux au ciel, et Olugbenga à fond sur sa basse.

Anna, les yeux au ciel, et Olugbenga à fond sur sa basse.

Clap de fin.

Clap de fin.

Voila pour ce live report ! Je pense que ce sera le dernier de cette année avant un long moment, mais a bientôt pour ma prochaine review ! (Excusez la qualité des photos, j’ai un appareil assez bas de gamme …)

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