Critiques et reviews, Musique

The big review

Bonjour bonjour ! Je tiens d’abord à m’excuser pour cette longue absence due à de nombreuses raisons, dont le fait que mon ordi aie eu un bug. Mais je me ratttape aujourd’hui en faisant un récap des sorties albums des mois de mars, avril, mai et juin.

Mars
MØ – No mythologies to follow
MØ, la danoise de 25 ans que tout le monde compare à Lykki Li et Grimes, sort son 1er album, No mythologies to follow, un véritable bijou électro pop ! Avec son chant vaporeux, ses lyrics exprimant le regret et sa musique plus ou moins dansante , MØ sait nous enchanter. Une formule vue et revue, certes, mais qui est remise au goût du jour par la danoise. Un album qui rend joyeux à son écoute : MØ joue avec nos émotions à travers sa musique qui varie au fil de l’album, beau et statique. On chante également à tue tête durant l’écoute de ce No mythologies to follow. Un album qui voyage ses humeurs et qui fout des frissons. Un 1er essai réussi et inventif ! Note : 3,5/5

Sky Ferreira – Night Time, My Time
En fin octobre sortait aux Etats-Unis le 1er album de la mannequin Sky Ferreira, icône pop de la culture Tumblr. Mais il a fallu attendre le mois de mars pour que le LP de la nouvelle Madonna selon les critiques (eh ouais, carrément) arrive chez nous. Un joli 1er long format que nous a délivré Sky, qui à su retranscrire avec talent ses sentiments sous forme de ballades pop-rock. Ce Night Time, My Time est assez différent de son EP Ghost, qui tendait vers l’electro pop (comme le prouvaient Everything is embarrassing et Lost in my Bedroom) : ici, on a plus à faire à des guitares, du piano et des mélodies langoureuses. Un album qui porte bien son nom : les personnes déprimées, seules et/ou noctambules s’identifieront parfaitement aux douces histoires mélancoliques de Sky Ferreira – rassurez-vous, ce n’est pas un album de dépressif pour autant.
Avec Night Time, My Time, elle prouve également qu’elle fait partie de ces mannequins qui ont la fibre musicale. Par la même occasion, elle se rachète une image après avoir fait parler d’elle par diverses frasques. Sky Ferreira est donc une chanteuse inventive et inspirée qui a des histoires à raconter. Pour terminer, c’est un opus doux qui se cache derrière une pochette soft et trash à la fois, shootée par Gaspard Noé. Note : 3,5/5, à écouter si l’on a besoin d’un moment de réconfort et de douceur.

Metronomy – Love Letters
Le quatuor anglais Metronomy a fait son retour avec un 4ème album, Love Letters. Un album en hommage aux 70s, emprunt d’émotions et d’amour, aux airs quelques fois tristes. L’ambiance de Love Letters est aussi variable que des prévisions météo, partagée entre le chaud et le froid.  Un album qui prouve que Metronomy ont la capacité de se métamorphoser pour le meilleur, et ce d’album en album : de la musique électro de weirdo (Nights Out) à l’album pop rock simplement génial (The English Riviera), le groupe sait faire beaucoup de choses et explorent maintenant un nouvel univers qui leur va bien.
Délicieusement rétro, Love Letters plonge son auditeur dans une atmosphère spéciale, un cocon musical teinté de soleil. Convaincant et expérimental, cet album s’écoute aussi bien seul qu’à la plage, selon les chansons. Note : 4/5

Pharrell – G I R L
Après In My Mind en 2006, le leader de N.E.R.D dédie son 2ème album à nous, la gent féminine (rien que ça). G I R L s’ouvre sur Marilyn Monroe, dont l’instrumental à base de violons peut surprendre (quoique le temps que je vous tape cet article, ce titre est devenu un single qui passe partout 24h/24). Le 2ème titre, Brand New (en featuring avec Justin Timberlake), fait penser à du Jackson 5. L’album, aux sonorités joyeuses, qui rendra nostalgique les fans de disco, est à 1ère écoute un peu lassant. L’album commence a devenir catchy quand on arrive à Happy (merci Moi Moche et Méchant 2 …). Pour rendre son album un peu plus fun, Pharrell a invité ses robots chéris, mais aussi Justin Timberlake, Alicia Keys et Miley Cyrus (dont il aurait pu se passer, vu la longueur de son couplet …). A la manière de Random Access Memories des Daft Punk, G I R L voyage dans le passé pour y ressortir ce qui s’y faisait de bien. C’est un est un album assez sympa, mais ce n’est malheureusement pas l’album de l’année non plus, mais il plaîra aux gens peu difficiles lorsqu’il s’agit de musique, et pas très originaux non plus. Note : 3/5

Sorti également en mars : Transe-Lucide de Disiz, Magnum de Katerine (produit par Sebastian).

Avril

Iggy Azalea – The New Classic
Iggy Azalea, la rappeuse australienne phare du moment, a enfin sorti The New Classic, son 1er album tant attendu. Depuis 2011, Iggy s’est imposée dans le milieu des female MCs avec un flow tranchant et un style musical electro-rap. Avec ses deux mixtapes (Ignorant Art en 2011, Trap Gold en 2012) et deux EPs (Glory en 2012 et Change Your Life l’an dernier), elle a sans cesse évolué dans son style comme son flow et a gagné en popularité : ses derniers singles l’ont propulsée au top des charts US. Arrive enfin un 1er album tant attendu, The New Classic, un titre assez culotté qui prouve son audace. Sa pochette colorée, qui nous projette dans les déserts américains (dans le même genre que ceux du clip de Work), annonce la couleur de ce 1er album, qui est une réussite : le style d’Iggy Azalea a évolué dans le bon sens du terme. Des paroles censées (mais quelques fois clichées), un flow toujours au top et quelques featurings (son mentor T.I., sa bonne copine Rita Ora, mais également Charli XCX ou encore Watch The Duck) : telle est la recette de The New Classic. L’atmosphère de ce LP varie régulièrement selon les thèmes évoqués dans les chansons : ambiance festive (Fancy, le hit de party girl par excellence), histoires tristes (Work, qui raconte ses débuts difficiles, Rolex, dans lequel elle réclame qu’on lui rembourse le temps qu’elle a perdu avec quelqu’un qui n’en valait pas peine), hymne de stade (Goddess, dans lequel elle affirme son statut de déesse du rap – à la manière d’Eminem dans Rap God), chant de motivation (Impossible is Nothing et Change Your Life, dans lesquels elle rappelle en quoi il est important de croire en soi et à ses rêves) ou peines de cœur (Black Widow), Iggy Azalea a beaucoup de choses à dire. The New Classic est, en bref, un album délicieux qui risque sérieusement d’écraser la concurrence, à commencer par Azealia Banks, qui a déja disparu de la circulation … Note : 3/5

Sorti également en avril : Ride or Die, du duo américain Heartsrevolution, It’s Album Time du DJ norvégien Todd Terje.
Mai

Pumpkin & Vin’s Da Cuero – Le Beau Temps
La rappeuse française Pumpkin, qui a sorti en 2012 le très recommandable EP Silence Radio, remet le couvert avec Le Beau Temps. Associée au beatmaker Vin’s Da Cuero, Pumpkin nous délivre quatre titres tous aussi bien les uns que les autres. Musique simple et efficace (Vin’s a bien fait son taff !) collaborations avec des rappeurs et rappeuses, textes bien travaillés, cet EP est simplement très bon. Beaucoup moins electro que le précédent, on remarque que Pumpkin sait toujours manipuler les mots avec autant de finesse et de style. On note aussi que ses textes sont plus personnels qu’avant, comme dans Addition Toxique. Pumpkin a une belle plume, et on prend plaisir à écouter ses tranches de vie. Note : 4,5/5

Brooke Candy – Opulence EP
Brooke Candy, la rappeuse californienne la plus weird et la plus trash du moment, avance lentement mais surement. Après avoir publié quelques titres tels que Freaky Prince$$ (son surnom) et Trill, puis s’être fait connaître avec Das Me, Everybody Does ou encore I wanna fuck right now et Dumb, elle sort enfin un 1er EP, Opulence, produit par Sia (!).
L’EP s’ouvre sur Opulence, une chanson courte mais entêtante au clip aussi incroyable qu’effrayant, voire choquant, signé Nicola Formichetti et Steve Klein (qui ont notamment travaillé avec Lady Gaga) : on y voit la rappeuse tabasser un type dans les toilettes et lui faire bouffer des billets. Elle laisse ensuite l’homme ensanglanté à terre, avant de partir en caisse, recouverte de paillettes et bijoux, puis est finalement victime d’un accident de la route. Une vidéo freaky et audacieuse dont la morale pourrait être « Money kills people », et qui a suscité un engouement général.
Revenons à l’EP, qui comporte 5 titres dignes de Brooke Candy et de son style particulier. Si Feel Yourself (Alcohol) est un titre assez insupportable sans grand intérêt, Bed Squeak et Godzillionaire ont le mérite d’être des chansons fun et originales aux instrumentaux chargés. Quand à Pop Rock, elle peut faire penser à du Rihanna en plus travaillé et moins mainstream (rappellons que Sia, qui a produit cet EP, a écrit le tube Diamonds de Rihanna). Un 1er EP assez réussi, qui devrait bientôt la propulser au sommet, grâce à son univers très personnel et ses nombreuses connexions. Note : 3,5/5

Lily Allen – Sheezus
Après une longue pause consacrée à un projet qui lui tenait à cœur : fonder une famille, Lily Allen est enfin de retour avec un 3ème album intitulé Sheezus.
Lily n’a pas perdu son franc-parler, c’est le cas de le dire : elle tacle la concurrence avec classe dans Sheezus, se moque des mannequins dans Insincerly Yours, de son mari dans L8 CMMR et des maisons de disque dans le single Hard Out Here. Elle nous avait prévenus : cet album sera différent des deux précedents. Du nouveau côté musique, mais pas côté paroles, donc : Mrs Allen continue de s’exprimer dans la plus grande franchise.
Si quelques titres comme Sheezus, Our Time ou encore Silver Spoon, sont vraiment bons, l’album est dans l’ensemble assez décevant, surtout comparé à ses deux premiers excellents albums (Alright, Still en 2006 et It’s Not Me It’s You en 2009). Par ailleurs, Sheezus a reçu pas mal de mauvaises critiques, et se vend pas très bien. Un retour en force qui n’a pas été très convaincant : on reste un peu sur sa faim à l’écoute de ce 3ème album. Si Lily Allen a su conserver sa sincérité, elle a malheureusement perdu la fraîcheur des débuts. Un album assez sympa mais sans plus. Note : 2/5 : c’est bien beau de s’autoproclamer reine, Lily, mais reste à le prouver …

Sorti également en mai : Supermodel, le 3ème album de Foster The People, Jeunes Entrepreneurs, le 1er album du collectif L’Entourage, Art de Vivre, le 2ème album de A2H, In The Lonely Hour, le 1er LP du talentueux Sam Smith, Bad Guy Riri, le nouvel EP de l’anglais Riton, sorti chez Ed Banger records, Faces, mixtape de Mac Miller.

Juin

Die Antwoord – Donker Mag
Après $O$ et Ten$ion, le trio le plus spécial d’Afrique du Sud revient avec Donker Mag, annoncé par Cookie Thumper!
et Pitbull Terrier, deux titres aux clips originaux, glauques, trash … Tout le style de Die Antwoord, en bref.
Yo-Landi, Ninja et DJ Hi-Tek sont toujours très en forme puisque dans ce nouvel album, instrus délurées, flow déglingué et lyrics fun sont toujours au rendez-vous. Le groupe a gardé son humour, sa rage et son côté sombre : des chansons drôles et catchy comme Girl I Want 2 Eat U n’ont rien à voir avec des titres dark tels que Rat Trap 666 ou Pitbull Terrier, ou des morceaux doux comme Ugly Boy, Strunk, Moon Love ou Donker Mag, qui clôt l’album en beauté. Un album un peu plus calme que les deux précédents, mais qui reste conforme au style de Die Antwoord qui a fait leur succès. Un LP aux ambiances diverses, qui plaîra aux fans du groupe ou à ceux qui ont de l’humour. Note : 4/5

Lana Del Rey – UltraViolence
Fin 2011, débarquée de nulle part, une certaine Elizabeth Grant aka Lana Del Rey s’impose comme la chanteuse du moment, et sort en janvier 2012 Born To Die, un album plutôt pas mal qui se vend avec succès. Un succès de courte durée, car Lana décide ensuite de mettre fin à sa carrière, après avoir mis du temps à trouver la gloire (rappellons qu’avant Born To Die, Lana Del Rey avait sorti un album sous son vrai nom et sa vraie apparence – avant chirurgie esthétique).
Puis après avoir pris conscience qu’elle a un loyer à payer, Lana Del Rey décide donc de revenir aux affaires avec Ultraviolence, un album qui porte très mal son nom, produit par Dan Auberbach, la moitié des Black Keys (qui s’est notamment occupé de Head In The Dirt d’Hanni El Khratib). Alors qu’est-ce que ça vaut ? Et bien à vrai dire, pas grand chose. Si, pour ce qui est de la musique, elle a fait des efforts pour évoluer tout en gardant son style poético-romantique, côté textes, c’est toujours la même chose. En deux ans, Lana n’a pas vraiment changé d’état d’esprit et confie les mêmes problèmes : parce qu’un album de Lana Del Rey, c’est un peu comme un journal intime. Chansons tristes, voix et tempos lents, et univers se référant aux années 50 : la formule est restée identique. La chanteuse a néanmoins bien fait de confier la production d’Ultraviolence à Dan Auberbach, qui a su donner une nouvelle image a Lana, sinon cet album aurait été identique au précédent. Ce n’est donc ni un mauvais album, ni une tuerie, qui ravira les friands de comptines pop-rock mélancoliques qui invitent au rêve et à la douceur. Note : 2,5/5. Elle aurait pu être un peu plus créative !

Christine and the Queens – Chaleur Humaine
Après avoir assuré les premières parties de The Dø et Stromae, et publié les EPs Miséricorde, Mac Abbey et Nuit 17 à 52, Christine, accompagnée de ses queens imaginaires, publie son 1er album Chaleur Humaine, composé de 11 excellentes chansons fidèles à son personnage. Qu’il s’agisse de ses lyrics, tantôt en anglais tantôt en français, de sa belle voix ou de sa musique aux airs entêtants, Christine est une véritable artiste de talent qui mérite entièrement son succès. Un album très poétique, à travers lequel elle a su nous faire entrer dans son monde et nous faire partager ses émotions. Un magnifique 1er LP, que l’on savoure du début à la fin. Note : 4,5/5. Un sans faute !

Sorti également en juin : Love Frequency, le 3ème album des Klaxons, New Eyes, le 1er album du quatuor anglais Clean Bandit, Club, la relecture dancefloor de l’album Passion de Para One, Sonic Crusader, le 1er album en 10 ans de carrière de Mr Flash, le 1er artiste qui a signé chez Ed Banger Records.

Voila pour la synthèse de ces quatre derniers mois ! Je suis bien évidemment passée à côté de nombreuses sorties, faute de temps. Je m’excuse encore pour le retard et vous dit à bientôt pour des live report et chroniques !

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