Ecrans, Films

2013 au cinéma : le Top !

           Et voilà, l’année 2013 est passée (assez vite) et a laissé derrière elle, douze mois cinéma bien chargés. Entre de premiers mois déjà lourds en 7ème art, un milieu d’année raplapla et des derniers temps resplendissants, 2013 a surtout été l’année des surprises et de l’affranchissement d’un cinéma toujours plus libre, par de bons et de mauvais côtés. Des blockbusters de maîtres comme Lincoln ou Django Unchained ont tout de suite posé le ton en incarnant une Amérique voulant exorciser ses démons à travers les salles obscures et les caméras de deux symboles du cinéma américain contemporain (Steven Spielberg et Quentin Tarantino).

    Mais hors du fond, la forme a aussi été libre en 2013 : des films hybrides, creusant de tout nouveaux sentiers comme Le Congrès ou Cloud Atlas ont été la preuve d’un cinéma nouvelle-génération, à la technologie débordante, intelligente utilisée à bon escient. Et plus que jamais, bien loin des contraintes techniques, les caméras se sont aussi libéré de toutes limites géographiques : Park chan-Wook (Stoker), Guillaume Canet (Blood Ties) ou Oliver Hirschbiegel (Diana) sont autant de réalisateurs européens ou asiatiques a avoir tourné aux Etats-Unis cette année. Bien plus que de vils contrats avec les grands studios, ils sont la preuve d’un cinéma toujours plus métissé, hors des frontières.

         Que de nouveautés qui ont donné du fil à retordre aux salles obscures cette année, pour le plus grand plaisir des spectateurs de plus que le cinéma français ne s’est jamais mieux porté : sans compter les comédies populaires amies du box-office (on a pu compter sur Casse-tête Chinois, 20 ans d’écart, Les Profs ou encore Les garçons et Guillaume, à table !...), le cinéma d’auteur français a connu un sacré coup de projecteur avec la (sur)médiatisation du film La Vie d’Adèle d’Abdellatif Kéchiche, Palme d’Or en mai dernier, qui a beaucoup fait couler d’encre, devenant un des sujets journalistiques les plus importants de l’année, dépassant son prédécesseur Amour de Michael Haneke.

   Mais en attendant les cérémonies mondiales habituelles de janvier à mars (Golden Globes, Oscars, BAFTAs et Césars), il est temps de vous exposer mes 10 chef-d’oeuvres de l’année. Les films qui m’ont rappelé ce qu’était un vrai « moment de cinéma ». Que ce soit par leur originalité, leur audace, leur suspense, leur scénario, leurs acteurs, leur musique, leur ambiance : ces films ont marqué mon année entière et certains risquent bien de me hanter plus longtemps que cela. C’est en cela que l’on définit une pièce de maître, non ?

1. Prisoners de Denis Villeneuve

      Il y a de ces films complètement inattendus, ou sous-estimés par votre propre esprit avant même de les avoir vu, la cause à un entourage médiatique pas si enthousiaste. Des films paraissant anodins, où vous vous dites que les détails seront oubliés sitôt sorti de la salle. Pour moi, Prisoners était d’abord de ceux-là : « un bon thriller », je n’en attendais rien de plus. Seul problème : passé le premier quart d’heure, on sait qu’on s’en rappellera longtemps, très longtemps. Une banlieue américaine moyenne près de Boston, ensevelie par la grisaille de novembre, un père et son fils abattent un cerf à la chasse en récitant la Bible : prélude au festin de Thanksgiving, tout ce qu’il y a de plus normal. Mais la tension se distille déjà : les choses sont parfaites, même trop.

                Denis Villeneuve, réalisateur de la nouvelle vague québécoise, est malin : au bout de quelques minutes, le rêve américain se brise : « I can’t find them !» (« Je ne les trouve pas ».) criera effrayé, l’ami de Hugh Jackman, père déjà meurtri par la disparition brutale de sa fille. Un arbre en gros plan, une camionnette crasseuse empruntant la route du quartier, partition de basses en sourdine retentissantes : l’atmosphère est posée, le thriller est lancé, bien loin du scénario attendu. Menée par le détective Loki (Jake Gyllenhaal dans un de ses meilleurs rôles en mystérieux misfit, rongé de tics et de nonchalance fascinante.), l’enquête ne sera que le haut de l’iceberg, car comme tout bon thriller psychologique, Prisoners pose une question beaucoup plus personnelle, ici, l’affrontement vieux comme le monde entre le Bien et le Mal reviendra sur la table, cette fois sans fantaisies, sans fioritures, juste la nature humaine et ce qu’elle peut entraîner de pire. Et encore, le film vise plus haut : de rebondissements en rebondissements, Villeneuve nous fait s’interroger sur notre propre condition, nos convictions et à quel point l’Homme peut être corrompu et bestial au fin fond de ses retranchements, car ceux qui seront « prisonniers » ne seront pas les enfants kidnappés en fin compte, mais bien les parents, nouveaux bourreaux, rongés par le désir de vengeance ou par le labyrinthe de la culpabilité.

                                Parfois insoutenable par ses images ou même par ses paroles, Prisoners est une œuvre foudroyante, deux heures trente de beauté sombre, hypnotisante, montée en puissance d’une haine inéluctable, emplie de religion et de mythologie, jusqu’au plan final, aveuglant, on en ressort vidés, hantés.
Bien plus loin que le simple polar, le film vise l’humain, le réel, et par cela, devient l’oeuvre noire parfaite de cette année cinéma : les lèvres pincées, je n’avais pas ressenti un malaise si profond, une peur si primale ni une perte de repères moraux si percutante depuis longtemps.

2. Stoker de Park chan-Wook

     Première réalisation américaine de l’auteur coréen Park chan-Wook, Stoker est la surprise de cette année ciné. Toujours hanté par le sujet de la vengeance, le metteur en scène adapte ici un scénario black-listé des studios hollywoodiens car trop ambitieux, écrit par l’ex-acteur de la série Prison Break, Wentworth Miller. En imposant son style graphique inimitable dans une histoire sordide de meurtres et d’incestes, Park chan-Wook sort sans doute son film le plus mature, en hommage caché à Hitchcock. Autant dire que le trio d’acteurs n’enlève rien au bijou : Mia Wasikowska, Nicole Kidman et Matthew Goode se tournent autour, se haïssent, s’aiment, se détruisent, tout ça dans une ambiance « what-the-fuck » à souhait.

        Violent et magnétique, Stoker est l’un des films mémorables de l’année, danse macabre jouissive, stylisée et profonde, au fin fond d’un cinéma célébrant la perversité chorégraphiée, à la manière d’un De Palma sous acides.

3. Cloud Atlas d’Andy, Lana Wachowski et Tom Tykwer

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             S’il existait un festival jugeant l’ambition cinématographique, Cloud Atlas aurait sûrement la palme. Haït par les studios et par le box-office américain à sa sortie, le projet fou des Wachowski (Trilogie Matrix) et de l’allemand Tom Tykwer (Le Parfum) consiste à adapter le roman de David Mitchell, soit six histoires différentes, dans des lieux et des époques espacées.                                                                                                                                                                                Cinématographiquement impossible, l’adaptation de ses histoires s’annonçait coûteuse. Lâchés par les studios, les réalisateurs n’ont pas eu d’autres choix que d’auto-produire leur film, et tant mieux, car loin de l’académisme d’Hollywood, la patte indé de nos trois mousquetaires se ressent durant ces trois heures de pur cinéma, à la fois SF folle et fresque bouleversante sur le libre-arbitre et l’affranchissement de toute autorité. Résumant le cinéma à lui seul, Cloud Atlas est aussi un film de monteur implacable et une pièce unique pour des acteurs habitués aux grosses productions (Tom Hanks, Halle Berry, Hugh Grant…), jouant ici jusqu’à cinq rôles chacun.

     Hors de toutes contraintes de style ou de narration, le film est la malédiction magnifique de l’année, ouvrant de nouvelles portes au cinéma, devenant un véritable tournant dans son Histoire. Attention : film culte.

4. The Place Beyond The Pines de Derek Cianfrance

         Après avoir discrètement réalisé l’une des plus belles histoires d’amour indé de tout le cinéma avec Blue Valentine, Derek Cianfrance devait bien prouver qu’il était une valeur sûre du nouveau cinéma américain. Nous pouvons dire que c’est chose faite avec ce deuxième bijou, reprenant les mêmes thématiques hantant le réalisateur : les origines, la famille et le devoir. A entendre cela on pense à James Gray et à La nuit nous appartient, et ce n’est pas totalement faux. Penchant vers un cinéma tout de même plus social, il y a du James Gray dans The Place Beyond the Pines, il y a ce côté « épique intime » unique et bouleversant. En mettant à nu sa star favorite, Ryan Gosling (magnifique en tatoué illettré prenant conscience de son statut de père de famille trop tard) et en offrant à Bradley Cooper son plus beau rôle, Cianfrance oppose de manière lyrique deux visions de l’Amérique (l’autorité contre les errants de ce monde) et pose les bases d’une fresque minimaliste sur la filiation.

          On retiendra le coup de maître qu’est de faire disparaître Ryan Gosling soit la « star » du film au bout de la première demi-heure, pour laisser plus de place à Bradley Cooper en flic torturé, en proie à un système corrompu, mais surtout pour distiller cette réflexion sur le temps implacable qui passe, qui enfoui les secrets tout comme il peut les faire rejaillir. Cianfrance capte l’émotion dans l’instant pour en ressortir un bouquet de sensations, belles et imparfaites, comme la vie.

5. Le Congrès d’Ari Folman

          Dans Le Congrès, il y a tout : le drame, le film d’animation, la critique d’Hollywood, le remise en question réelle et fictive d’une actrice, le deuil, le chagrin d’une mère, mais surtout, une mise en abîme cinématographique mémorable. Dans le film, Robin Wright joue Robin Wright, celle qui a tourné dans toutes les comédies dramatiques simplistes que lui proposaient les studios, celle qui a fait les « mauvais choix », mais aussi celle qui a été obligée de s’installer en bordure d’un aéroport, loin des médias, pour s’occuper de sa fille adolescente et de son fils, de plus en plus malade. C’est la crise, même pour Miramount (studio fictif, mélange de Miramax et Paramount), alors Robin accepte de se faire « scanner » : elle, pourra vivre sa vie hors de l’industrie du film, tandis que son image, enregistrée sur un ordinateur, sera aux mains des producteurs.

              Cette satire brutale du cinéma d’aujourd’hui vient d’Ari Folman, réalisateur israëlien qui avait exorcisé son traumatisme de guerre avec le dessin animé dramatique Valse avec Bachir. Ici, il adapte une nouvelle de Stanislas Lem et au passage, donne un gros coup de poing au cinéma ultra-produit d’aujourd’hui. Passant du film au dessin animé, Le Congrès est en plus, dans sa forme un incroyable voyage, au fin fond du corps et de l’esprit, brouillant rapidement la limite entre réalité et fiction. Plus qu’un film, une œuvre hybride, finissant par un climax dramatique profond et saisissant, balayant tout sur son passage, bousculant le cœur de l’image, d’une actrice, du spectateur, du cinéma.

6. Trance de Danny Boyle

           Sans crier gare, l’enfant terrible du cinéma britannique, Danny Boyle, était de retour cette année avec Trance. Un commissaire-priseur blasé, Simon (James McAvoy, parfait), en manque de sensations fortes, aide des voyous à voler un tableau de Goya. Mais au dernier moment, les choses s’enveniment et Simon cache le tableau. Après un coup sur la tête, il ne se souvient de rien, les bandits décident alors de demander l’aide d’une psycho-thérapeute (Rosario Dawson, électrique) qui n’est malheureusement pas dupe. A travers ce jeu d’apparences et de faux-semblants, Danny Boyle, entre deux scénarios pour la cérémonie des J.O 2012, revient à son premier talent : la comédie macabre. Penchant ici pourtant plus vers Trainspotting que Petits meurtres entre amis, il délaisse son côté bling-bling de Slumdog Millionaire pour dépeindre un jeu psychologique passionnant, sorte de toile d’araignée impénétrable et magnétique, dans un Londres « clipesque », à la lumière urbaine des néons d’un pub paumé ou encore du soleil d’une banlieue délaissée et étrangement calme. Paré d’une BO folle, Danny Boyle offre sûrement son film le plus abouti, parfait labyrinthe, imprévisible, où le spectateur aime à se perdre.

7. The Immigrant de James Gray

        James Gray est aujourd’hui l’une des figures emblématiques du polar américain. Mais entre deux réflexions sur la corruption de la police de New York (The Yards, La Nuit nous appartient), il lui arrive de s’attarder sur des atmosphères beaucoup plus intimistes (Two Lovers). Aux premiers abords, The Immigrant n’est pas des ceux-là. Et bien si, car Gray cache bien son jeu. Sorte de préquelle à tous ses précédents récits, son dernier film suit pour la première fois le point de vue d’une femme, Ewa (Marion Cotillard, bouleversante), immigrée polonaise débarquant aux portes du rêve américain après la Grande Guerre : Ellis Island, où elle tombe sous la coupe de Bruno (Joaquin Phoenix, impressionnant), tenant un cabaret « chaud » près de Brooklyn. Avec ce scénario à priori vu et revu, James Gray s’intéresse aux rapports de force des êtres errants du New York corrompu des années 20, et revient à son sujet de hantise : la famille, car Ewa veut à tout prix faire sortir sa sœur, restée sur l’île pour cause de maladie.

        Avec son image faussée de grande fresque somptueuse, le film a tout pour tromper : dès les premières images, la boue, l’eau polluée et la brume dévorent l’écran, comme si New York annonçait déjà le sort de ses arrivants, spectres avant l’heure.
Dans leur relation tumultueuse, Ewa et Bruno échangeront souvent les rôles : bourreaux, amants, jamais les sentiments ne seront totalement clairs, et c’est bien là l’intérêt de The Immigrant.
En remontant à ses propres origines, James Gray (son grand-père étant immigré polonais à New York) se concentre sur l’essentiel et sert un moment de cinéma à la photographie gratinée subjuguante, portant sûrement les plus beaux personnages de l’année, jusqu’au final, hors des mots, émotionnellement et artistiquement parlant, où les visages se déformeront de blessures, avec ce crachat d’amour et de haine mélangés. Indescriptible.

8. Passion de Brian De Palma

                Après avoir secoué les Etats-Unis avec le documentaire choc sur la guerre en Irak, Redacted en 2007, le maître du suspense moderne n’avait plus fait parler de lui depuis un bon moment. Jusqu’à septembre 2012, à la Mostra de Venise où son dernier film est présenté en compétition. Passion est évidemment reparti bredouille, mais le public cri bien au retour du maître. Son retour, oui, mais bien à son style premier : le film noir. Reprenant (très) librement le scénario du dernier film du regretté Alain Corneau, Passion est bien l’oeuvre d’un cinéaste qui n’a plus rien à prouver, détaillant le tout pour ne rien se refuser. Deux femmes, l’une brune, l’autre blonde (Noomi Rapace et Rachel McAdams, élégamment garces) se mènent la guerre dans une multinationale basée à Berlin. Entre complots et meurtres, les choses vont vite s’envenimer et devenir bien plus graves qu’une simple querelle professionnelle.

            Un des nombreux plaisirs de Passion est de citer toute la carrière de son réalisateur, de la perte d’identité de Body Double aux crimes ultra-sensuels de Pulsions, De Palma injecte son venin dans chacune des lignes du scénario original, et ce pour notre plus grand plaisir de spectateurs, inévitablement pris dans cette boucle de perversité et de leurres, où il n’y a de place pour l’amour et encore moins, pour la passion. Qui porte véritablement le masque ? De Palma nous renvoi le clin d’oeil par sa caméra, plus dévisageante que jamais. Du pur cinéma.

9. The Master de Paul Thomas Anderson

                Paul Thomas Anderson s’est imposé unanimement en 2008, avec le violent There Will Be Blood au titre sagement choisi. Mais la carrière du californien avait commencé bien plus tôt, avant même les années 2000, avec Hard Eight, détruisant déjà le mythe américain. Aujourd’hui, après un Ours d’Or et un Ours d’Argent à la Berlinale bien mérités en dix ans de travaux, le metteur en scène se devait de revenir avec un poids lourd. Autant dire que The Master n’est peut-être pas son chef-d’oeuvre, mais il en est en tout cas un.

      Freddie (Joaquin Phoenix dans son grand retour en rôle principal), vétéran de la guerre du Vietnam, asocial et traumatisé, erre sans but, jusqu’à la rencontre du mystérieux « Maître », Lancaster Dodd (Philip Seymour Hoffman, génialissime), à la tête d’un groupe nommé « La Cause ». Jamais le mot « secte » ne sera prononcé dans le film car Anderson se garde la vérité, son cinéma est bien celui du mystère et du mythique. Par plusieurs étapes initiatiques, la relation entre les deux personnages clé se fera de plus en plus compliquée, inversant à chaque fois les statuts : maître, sujet, dominant, dominé… Ce sujet déjà présent dans There Will Be Blood, la sujétion, viendra ici ronger un tableau critique de l’Amérique contemporaine, laissant errer les âmes perdues sorties des rangs. Avec un duel de comédiens au sommet, la mise en scène presque christique du réalisateur viendra peaufiner ces tâches de Rorschach impressionnantes, où chaque plan restent indélébiles.

10. Oh Boy ! de Jan Ole Gerster

               La nouvelle vague de jeunes cinéastes allemands ne cessera jamais d’étonner le paysage cinéma. Chaque année, une pépite germanique sort du lot et a, espérons-le, un bon nombre d’entrées en France. Cette année, c’était le cas de Oh Boy !, premier film de Jan Ole Gerster : Niko (Tom Schilling, révélation), la trentaine, sans emploi, rêveur, erre dans les rues de Berlin. Les rencontres qu’il va faire lors de ces 24 heures mélancoliques vont s’avérer déterminantes pour son avenir.
Réponse étrange à Oslo 31 Août l’année dernière, Oh Boy ! est effectivement construit de la même façon : un personnage un peu paumé, à un moment déterminant, erre dans une ville, à la rencontre de personnalités plus ou moins authentiques, donnant au film ce faux-air de compilation de sketches.

Ici, il n’en est rien. La ville ? Un Berlin méconnaissable, entre non-dits et précarité moderne. Jan Ole Gerster s’impose alors comme un cinéaste dans le vent, parlant d’une Europe en crise et encore traumatisée par le siècle passé, d’où l’une des plus belles scènes du film : assis à un bar, Niko fait la rencontre d’un vieillard qui l’aborde et commence à conter au jeune homme les défilés Hitleriens ainsi que la Nuit de Cristal. Sa voix, amère et enjôlée à la fois, gênera plus qu’autre chose, donnant une claque au film se présentant d’abord comme une comédie légère.

        Dans un noir et blanc emprunté à la nouvelle Vague française, Oh Boy ! révèle un réalisateur et un acteur à suivre, duo n’ayant pas peur de pointer du doigt les défaillances d’un pays et d’une époque en marge dans ce chemin initiatique nostalgique, semé d’embûches et de désillusions, mais aussi de purs moments de grâce.

           > Et un petit extra qu’Allociné m’a inspiré (merci à eux) pour changer : un questionnaire sur vos « moments » ciné de l’année. Totalement exhaustif bien évidemment.

Une scène
Le plan-séquence d’un quart d’heure qui ouvre Gravity, et plus particulièrement quand Sandra Bullock part en totale roue-libre : impressionnant.
Une fin
Celle de The Immigrant pour toutes les différentes émotions exprimées et ce dialogue… La plus belle fin de l’année sûrement.
Une larme
La dernière demi-heure de Cloud Atlas qui rattrape (heureusement) la scène finale.
Une barre de rire

Les Flingueuses et Imogene, je ne peux pas choisir, j’étais pliée tout du long.
Un choc
Prisoners en entier et la scène du « scan » dans Le Congrès, tous les deux ultra-violents de manières bien différentes.
Une injustice
Que Stoker soit passé presque inaperçu en France.
Un coup de gueule

Django Unchained ! Trop surestimé, Tarantino a tellement fait mieux.

  > Vous l’aurez compris, cette année ciné fut celle de la diversité, du métissage des genres et des goûts, et qui peut ne pas se réjouir de voir ce cinéma toujours plus libre arriver jusqu’à nous, sachant que 2013 n’est pas la dernière année sur Terre, on ne peut attendre que du bon pour 2014. Mon top personnel est terminé et comme vous avez pu le remarquer, pour ce bilan, j’ai décidé de n’en rester qu’à un seul et unique article, ce qui implique de passer outre les autres tops (déceptions, attentes pour 2014…) ce que je ne trouve pas plus mal pour le blog qui serait soudain envahi de plusieurs articles ciné alors que mes reviews mensuelles ont été en stand-by durant tout le dernier semestre 2013 et d’ailleurs je m’en excuse profondément, j’espère pouvoir revenir à ce format d’ici la fin du mois.
Sur ce, je ne peux que vous souhaiter une très, très bonne année et la meilleure santé cinématographique possible.

Bien à vous, Margot.

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Une réflexion sur “2013 au cinéma : le Top !

  1. Zaza! dit :

    Pour les cinéphiles non adhérents de sites BoBo and so on pour la frime! C’est ici qu’il faut être!! Les critiques de VOS films sans préjugés!!

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