Ecrans, Séries

Le point séries : Under The Dome, nouvelle sensation US

              Que l’on soit passif ou « sériphile » averti, il faut peu de temps pour comprendre le concept de ce que l’on appelle le « survival show » soit une série suivant un petit groupe de personnages ne se connaissant pas, s’étant retrouvés ensemble après une catastrophe ou un événement à grande échelle, les laissant pour seuls survivants. Bien sûr, dans le genre, l’image de Lost nous reste éternellement en tête, car la série de J.J Abrams avait eu le mérite de révolutionner cette narration et pour certains même, la série télévisée telle que nous la connaissions. Après ce succès retentissant, les séries hors du genre se faisaient presque rares. Dernièrement, nous pouvons sur The Walking Dead -ayant en plus repris le genre du film de zombies- qui en ait déjà à sa troisième saison, Falling Skies produit par Steven Spielberg himself, ainsi que Terra Nova, cette fois-ci s’attaquant aux dinosaures, deuxième production du Monsieur -bien que flop aux Etats-Unis comme en Europe-. Il ne reste qu’à regarder l’agenda séries des prochains mois pour le comprendre : le « survival show » n’a jamais été autant demandé. Mais pourquoi cela ? Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en ces temps de crises, économiques comme sociales, le public ressort son désir le plus ancien : s’identifier à des personnages de fiction.

Terra Nova, flop retentissant.

          Posant à chaque fois les bases de la série par deux éléments inévitables : la présentation des personnages, et celle de l’élément perturbateur à travers un épisode pilote souvent des plus accrocheurs, il reste de plus en plus difficile de dire si une série est de qualité ou pas à la seule vision d’un premier épisode de 40 à 70 minutes. Mais aucun showrunner ne cessera de vous le répéter : une série tient seulement par l’écriture de ses personnages, souvent à plusieurs facettes et à la psychologie ambigüe (pour les séries les plus intelligentes). La plupart du temps lambda, les personnages sont les fils rouges du récit, et c’est d’eux que viennent le plus souvent les rebondissements et les chutes d’une histoire aux possibilités infinies. Ils sont aussi l’occasion de rattacher le spectateur à la série, dans son intime tout comme dans ses idéaux : si un personnage lui ressemble, il éprouvera inévitablement de l’empathie, et si ce personnage a un ennemi, le spectateur le méprisera et cherchera à l’éliminer le plus vite possible. Cette idée, plutôt schématique est pourtant la base de tout art contenant un récit (littérature, cinéma…), et fait aujourd’hui terriblement vendre.

La fameuse Lost, devenue une référence dans le genre.

             C’est exactement pour cela que nous ne comptons plus les « bonnes » ou « mauvaises » séries mais, heureusement, quelques petites nouvelles sortent parfois du lot. C’est le cas de Under The Dome, nouveau survival de CBS, produite et écrite par des rescapés de Lost (le monde est petit) et directement adaptée d’un roman du même nom, écrit par le Hitchcock de la littérature contemporaine, Stephen King. Rien que ça. Il en fallait peu à la « reine américaine » CBS pour produire et diffuser ce projet, plus que prometteur sur papier. Mais comme dit plus haut, une série est réellement de qualité seulement si son intensité dure au fil des épisodes. Et heureusement, c’est bien le cas d’Under The Dome. Mais au fait, ça raconte quoi ? Un matin d’automne, les habitants d’une petite ville d’Amérique profonde nommée Chester’s Mill, se réveille, prisonnière d’un mystérieux dôme, invisible et apriori électronique, infranchissable et indestructible. Mais les apparences sont trompeuses, et ce sera l’occasion pour certains d’accomplir leurs méfaits dans ce mystérieux guet-apens, critique de King à propos de nos conflits d’aujourd’hui (pollution, mondialisation…) et encore et toujours, de la hantise d’une communauté sectaire qui fait plutôt froid dans le dos.

         Niveau casting, beaucoup d’inconnus et de jeunes talents même si l’on peut retrouver la survivante à Twilight, Rachelle Lefèvre, Mike Vogel, le top model que l’on a pu voir dans Cloverfield et Dean Norris de Breaking Bad.
Dans son pilote, Under The Dome semble pâlir de ses influences (on pensera notamment à la prématuré Flashforward, diffusée en 2010 et s’étant arrêté à la première saison malgré un récit et une mise en scène prenante, à croire qu’un scénario ambitieux soit trop compliqué pour le public télé). Mais ce sera pour mieux s’en défaire dans une suite qui ne cessera de mêler chutes et faux-semblants.

           A l’heure où son cinquième épisode vient d’être diffusé, la série semble grandir au fur et à mesure des épisodes, enchaînant action et cliffhangers. Reste à savoir si elle tiendra ses promesses mais une chose est sûre : Under The Dome fera beaucoup parler d’elle et vous restera longtemps en tête.

Under The Dome, tous les lundis sur CBS et prochainement sur M6.

Margot.

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