Critiques et reviews, Musique

« Holy Fire » – Foals : Intergalactique

Depuis leur premier album Antidotes en 2008, les cinq british de Foals étaient entrés dans le cercle très fermé des favoris des radios anglaises telles que NME, aux côtés de groupes comme Franz Ferdinand, Arctic Monkeys ou encore Two Door Cinema Club.

Après un deuxième album intitulé Total Life Forever en 2010, déjà plus mature, plus posé, qualifié de « suicide commercial » par le leader de la bande car dû à un changement brutal de style, le groupe devait se renouveler. C’est le 11 février dernier que sortait Holy Fire, leur troisième album studio, composé entre Sydney et Londres.

Holy Fire

              S’ouvrant sur Prelude, morceau quasi instrumental, quelque peu dissonant, Holy Fire (aka « Le Feu Sacré ») est lancé, à la fois lyrique et hantant. Deux singles suivent : Inhaler, aux accents métal, sans demi-mesures, et My Number, le titre le plus pop de l’album, presque disco. Car oui, Foals est un groupe à plusieurs facettes : d’un côté pop geek énervé et de l’autre, poétique et infiniment mélancolique, comme on a pu le constater sur leur opus précédent.

                 C’est un peu des deux qui fera le charme du morceau suivant : Bad Habit, où la voix torturée de Yannis Philippakis prend tout l’espace. Suivront ensuite des morceaux plutôt nostalgiques comme Milk & Black Spiders ou Stepson, résonnants grâce à une ligne « flottante » de synthétiseur bien placée ou encore grâce à une beatbox de plus en plus fatiguée. Le désinvolte et optimiste Out of the Woods restera comme la cerise sur le gâteau au milieu d’un album plutôt tourné vers le passé. Un moment léger, savoureux de bout en bout.

                  Mais le titre que l’on retiendra sans doutes le plus, c’est Late Night, langoureux, en forme de plainte à la structure progressive impressionnante qui rappelle inévitablement le génie de Spanish Sahara sur Total Life Forever. Ce Late Night, mystérieux par ses paroles comme par son solo de guitare rock en bout de morceau, est une chanson qui hante et prend aux tripes. Un choc mystique comme on en entend peu.

                Le voyage se terminera sur Moon, poème suspendu quelque part entre Interpol et Editors, entre une nuit d’été étoilée et un soir d’hiver glaçant.

Une chose est sûre : ce morceau, comme le reste de l’album, a le don d’emporter ailleurs, dans une autre galaxie, en tout cas hors du temps.

 

Margot.

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Une réflexion sur “« Holy Fire » – Foals : Intergalactique

  1. Bon souvenir et découverte du groupe lors d’un festival en Normandie, ils sont toujours aussi énorme ! Antidotes ♫ ♥
    Le premier clip est bien, avec ces mouvements décomposés. Le solo sur Last night et pas mal aussi.

    J’ai envie de me refaire leur premier album du coup ! merci 🙂

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