Ecrans, Séries

Mes Moments Séries « Acte I: Doctor Who – 1913 »

Suite à une série d’article sur le site du Daily Mars, de plus en plus de sériephiles racontent leurs « moments télé », ces séquences de séries qui ont marqué, débuté et/ou confirmé leur amour pour les fictions télévisuelles. Et voici que je m’apprête à faire de même (très original n’est-ce pas ?). Je vais cependant légèrement modifier le concept en ne faisant qu’un article par moment (voilà où est l’originalité).

Attention : cet article comporte un certain nombre de spoils. Si vous n’avez pas cette ou ces série(s)/saison(s)/épisode(s) (rayez la ou les mention(s) inutiles), il est encore temps pour vous de quitter cette page… Non ? Parfait mais je vous aurai prévenus !

*

Acte I : Doctor Who – « 1913 »

Human Nature 1

 Doctor Who regorge de moments touchants et/ou drôles : la séparation du Docteur avec ses compagnons, ses régénérations, l’épisode où Rose revoit son père en saison 1, la romance entre le Docteur et Madame de Pompadour en saison 2, l’épisode avec Van Gogh en saison 5… Bref, la liste est longue voire TRES longue. Mais parmi tous ces moments, il y en a un qui m’a particulièrement marquée. Non en fait, deux car c’est en réalité un double-épisode : « Human Nature » /« The Family of Blood » (« La Famille du Sang »/« Smith, La Montre et le Docteur » pour les titres français), épisode 8 et 9 de la saison 3 (2007) mais que j’appelle l’épisode « 1913« .

Human Nature 2

Petit résumé de « 1913  » : A la suite d’une mésaventure avec certains extra-terrestres, Martha et le Docteur sont contraints de se cacher en Angleterre en l’an de grâce 1913. Pour passer inaperçu, le Docteur s’est transformé en humain et a perdu sa mémoire de Seigneur du Temps. Mais le duo a été repéré par leurs ennemis et John Smith (nom humain du Docteur) doit faire un choix : rester dans cette vie humaine stable avec la femme qu’il aime ou l’abandonner pour retrouver son existence de Seigneur du Temps et sauver la Terre de la terrible menace qui pèse sur elle.

Human Nature 4

Ce double-épisode est mon préféré de la série car il aborde de manière surprenante et originale un aspect essentiel du Docteur: son humanité. Ce n’est pas la première fois que cet aspect est mis en lumière, il est même largement exploité : son amour pour Rose, Madame de Pompadour et River (saison 1, 2, 5 & 6), l’amitié qu’il porte à ses compagnons (teintée de reconnaissance, de tendresse et autres en fonction des personnes), la peine qu’il éprouve lors des séparations ou des disparitions de ses amis d’un jour (Rita dans « The God Complex » , « le Complexe Divin« , en saison 6 ; Astrid dans l’épisode de Noël « Voyage of the Damned« , « Une Croisière autour de la Terre« , en saison 3-4…) ainsi que certains choix provoquant de véritable dilemmes moraux montrent le Docteur sous un aspect humain.

Human Nature 5

Oui mais voilà, dans ces moments, même si on voit ses faiblesses, le Docteur reste le Docteur c’est-à-dire un être supérieur physiquement (2 cœurs, âge plus qu’avancé, résistance à l’électricité, immunité contre certains virus, régénérations…) et intellectuellement (parle plusieurs langues, connait les us et coutumes de nombreuses civilisations, connaissances poussées en astronomie, physique et histoire…). Il sait toujours se sortir des situations les plus complexes et dangereuses. Mais dans cet épisode, tout cela disparaît. On ne voit plus le Docteur mais l’homme qu’il aurait pu être (aurait pu être car forgé par le contexte et la mentalité de l’époque où il devient humain) : il devient mortel, n’a qu’un seul cœur, est dépassé par les évènements, a des soucis plus quotidiens (inviter la femme qu’il aime, travailler, la vie de tous les jours…) et surtout, on le voit souffrir.

Human Nature 3

Là encore, ce n’est pas la première fois que l’on voit le Docteur souffrir : les séparations et ruptures le blessent au niveau affectif et le Docteur s’est déjà tordu de douleurs dans l’épisode 7 de la saison 3 intitulé 42 (Brule avec moi) par exemple. Mais dans 1913, on le voit VRAIMENT souffrir, dans les flashbacks qui nous montrent sa métamorphose en humain, et dans son difficile choix entre amour et raison. J’ai été touché comme jamais avec cet épisode. Les larmes du Docteur ne m’ont jamais paru aussi vraies et sincères et la douleur aussi intense. Comme je l’ai déjà dit, ce n’est pas le seul moment triste et poignant de la série ; il y en a eu d’autres avant et il en aura d’autres après. Mais mettre le Docteur à égalité avec les humains, le voir dans une vie stable et heureuse, le regarder douter de tout son être et se rendre compte de ce qu’il va perdre en fonction de sa décision, je trouve cela très bien pensé, original et juste. Un grand moment que je me promets de revoir bientôt.

Human Nature 6

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4 réflexions sur “Mes Moments Séries « Acte I: Doctor Who – 1913 »

  1. Excellent moment télé, je le partage avec toi. J’ai pleuré (même encore aujourd’hui en le revoyant), j’ai été surpris, effrayé même. Pour ces moments entre le docteur et Joan (interprété brillamment par Jessica Hynes repéré dans Spaced). Parce que c’est la seule histoire d’amour justifiée et justifiable pour le docteur (qui est « humain ») et sincère. Plus qu’avec Rose ou Martha (pour moi le docteur ne peux PAS tomber amoureux, il ne l’a jamais fait avant, et ces romances ne sont pas justifiée). Petite mention en plus Harry Lloyd (Jeremy dans l’épisode) qui joue le films de la famille, qui le joue avec une conviction telle qu’un simple screenshot sur sa tête suffit à me filer la chair de poule (acteur que l’on retrouvera dans la première saison de GoT).

    Bref, beau moment télé, je plussoies !

    Petite anecdote. Le double épisode a été adapté d’un roman publié en 95 (avec le 7ème docteur). Et il me semble que c’est le seul roman ayant été adapté en épisode dans la nouvelle série. Très très bon choix (d’autant que le principe du docteur « humain » et de la montre servira pour le final de cette saison 3).

    Et du coup, je me le mate ce soir \o/

  2. Je te rejoins en partie sur celui-ci: évidemment qu’il m’a touché, ce double épisode, à plus d’un titre… Mais pas autant que toi, a priori. En vérité, voir le Docteur sous un jour si vulnérable m’a plus fait frémir qu’autre chose. Le voir si désemparé, si faillible, si fragile, c’était un crève-cœur. Et le coup de grâce réside bel et bien dans ce choix abject qu’il s’est imposé à lui-même: rester et goûter aux joies simples et aux douleurs communes d’une vie humaine, ou ré-endosser son éternel fardeau de Seigneur du Temps et redevenir lui-même. Le dilemme, et ses larmes, c’était poignant, c’est clair. Mais au-delà de tout ça, je crois que j’ai éprouvé énormément d’empathie pour Martha: il n’avait pas le droit de l’abandonner. Et c’est ce qui m’a parut le plus dur finalement: l’idée qu’il pouvait la laisser définitivement de côté, coincée en 1913 avec lui, mais sans lui.
    Un double épisode mémorable, quoi qu’il en soit. Et je plussoie pour Harry Lloyd, véritablement flippant.

    • J’ai aussi eu ce sentiment de crève-coeur et c’est justement là que j’ai trouvé excellent! C’est le fait d’avoir eu toutes ces émotions qui fait que j’ai adoré. En général (je parle pour moi), le Docteur fascine, on est émerveillé. Là, on a pas que de l’émerveillement, il est devenue touchant.

      J’ai également eu de l’empathie pour Martha mais pas autant que pour le Docteur ceci dit. ^^

      • Je le trouve souvent touchant, moi, parce que sa solitude est immense, quasi palpable, même lorsqu’il est accompagné et parce que souvent, il est « à côté » de certains aspects de la vie relevant du banal pour le commun des mortels. Je t’accorde qu’il n’est jamais aussi touchant que lorsqu’il doit renoncer sciemment au rang d’humain ou se remémorer ses enfants perdus, par exemple, mais même s’il m’a fait de la peine, sur ce coup, j’ai peut-être curieusement ressenti un peu moins d’empathie qu’à l’accoutumée…

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