Ecrans, Films

Le Cinéma de 2012 : 3ème partie, les pires, ceux qui ont aussi comptés et ceux qui VONT compter.

La dernière partie de ma trilogie Bilan Ciné 2012 est bien là. Sont au programme : le flop (sans ordre particulier) : mes déceptions, les arnaques ou tout simplement les navets de l’année. 8 films que j’ai (plus ou moins) autant adoré que dans mon précédent article, ainsi que les meilleurs films qui nous attendent pour l’année 2013.
Commençons tout de suite par la partie… comment dire, la plus simple du Bilan : le flop ou Comment décrire les pires films de l’année. Déceptions, arnaques et botaniques (coucou Guy Ritchie), c’est maintenant :

Les plus prévisibles :

The Amazing Spider-Man

de Marc Webb, avec Andrew Garfield, Emma Watson… Genre : action. Sortie française : le 4 juillet.

Abandonné par ses parents lorsqu’il était enfant, Peter Parker a été élevé par son oncle Ben et sa tante May. Il est aujourd’hui au lycée, mais il a du mal à s’intégrer. Comme la plupart des adolescents de son âge, Peter essaie de comprendre qui il est et d’accepter son parcours. En retrouvant une mystérieuse mallette ayant appartenu à son père, Peter entame une quête pour élucider la disparition de ses parents, ce qui le conduit rapidement à OsCorp et au laboratoire du docteur Curt Connors, l’ancien associé de son père. Spider-Man va bientôt se retrouver face au Lézard, l’alter ego de Connors.

     The Amazing Spider-Man, au départ présenté comme une « nouvelle » saga est plus une machine à vouloir pousser la première trilogie dans l’ombre qu’autre chose.

      La saga de Sam Raimi (de 2001 à 2007) fut et est encore sans doutes aujourd’hui, à mon opinion, ce que l’on peut faire de meilleur en terme de SuperHero Movie. Psychologie torturée, questionnement entre le Bien et le Mal, méchants diaboliques traumatisés/traumatisants, voilà de quoi était faite la saga, sans oublier les acteurs révélés au passage qui sont, aujourd’hui, des acteurs dramatiques chéris et respectés (Tobey Maguire et Kirsten Dunst).

    En 2012, il n’en est rien. Ce Spider-Man que représente Marc Webb, est plus ado, moins intelligent et plus décomplexé, tout ce qui faisait l’originalité de la saga précédente ET des Comics en somme, est laissé de côté. Place à un super-héros qui prend son job avec humour, en montrant son visage à tout va, devant un méchant on ne peut plus ridicule. Pourtant porté par un bon casting (Andrew Garfield, un de mes acteurs favoris du moment, autant que Tobey Maguire, ici a l’air d’avoir perdu tout son charisme), le film ne décolle jamais et s’enfonce dans un minable divertissment d’action pour enfants de pas plus de 10 ans. Ce film, que tout le monde a déjà oublié, est en attente d’une suite… No comment.

The Expendables 2 : Unité Spéciale

(Etats-Unis) de Simon West, avec Sylvester Stalone, Jason Statham… Genre : action. Sortie française : le 22 août.

Lorsque Mr. Church engage Barney Ross, Lee Christmas, Yin Yang, Gunnar Jensen, Toll Road et Hale Caesar – et deux nouveaux, Billy The Kid et Maggie – l’opération semble facile. Mais quand l’un d’entre eux est tué, les Expendables jurent de le venger. Bien qu’en territoire hostile et donnés perdants, ils vont semer le chaos chez leurs adversaires, et se retrouver à tenter de déjouer une menace inattendue – cinq tonnes de plutonium capables de modifier l’équilibre des forces mondiales.

      Après un énorme succès pour le 1er volet, une idée a germé dans l’esprit de M. Stalone : « Et si on passait la réalisation et le scénar’ à quelqu’un d’autre comme ça y’aurait encore plus de bastons ? » Bref, c’est à peu près ça. Désormais, la machine Expendables est, hélas, en phase de devenir une véritable saga. Dialogues hilarants (de ridicule), interprétations jubilatoires (de ridicule) et pour finir, navet (ridicule, oui). De l’action ? En vois-tu, en voilà, car tous les gros bras du cinéma (ainsi qu’un bon lot de clichés) sont bel et bien réunis ici, pour le plus grand plaisir d’une certaine « partie » du public. Ce qui est triste, c’est que le même l’auto-dérision ne marche pas dans ce film, bondé et commercialisé à l’extrême.

Les arnaques :

De Rouille et d’Os

(France) de Jacques Audiard, avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts… Genre : drame. Sortie française : le 17 mai.

Ça commence dans le Nord. Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C’est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sur à Antibes. Là-bas, c’est tout de suite mieux, elle les héberge dans le garage de son pavillon, elle s’occupe du petit et il fait beau. A la suite dune bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone. Il est pauvre ; elle est belle et pleine d’assurance. C’est une princesse. Tout les oppose. Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Il faudra que le spectacle tourne au drame pour quun coup de téléphone dans la nuit les réunisse à nouveau. Quand Ali la retrouve, la princesse est tassée dans un fauteuil roulant : elle a perdu ses jambes et pas mal d’illusions. Il va l’aider simplement, sans compassion, sans pitié. Elle va revivre. En compétition, sélection officielle à Cannes 2012. Swann d’Or au Festival de Cabourg 2012. Prix du Meilleur film au Festival de Londres 2012. 2 Prix Lumières… Nominations aux Golden Globes, aux BAFTAs, aux Césars 2012.

      Huez-moi autant que vous le voudrez car oui, De Rouille et d’Osest décidément LE film de l’année que je n’ai pas compris, faisant suite à The Tree Of Life l’année dernière.

     Le film de Jacques Audiard est pour moi une arnaque pure et simple. Le pitch, ultra-niais (excusez-moi de l’expression) dégouline déjà de bons sentiments. Après la réussite d’Un Prophète, véritable mélodrame, où Audiard filmait l’ascension d’un délinquant incarné par Tahar Rahim face à Niels Aerstrup. Son film bénéficiait d’une mise en scène maîtrisé dans un huis clos frustrant, dans De Rouille et d’Os, c’est bien tout le contraire : sa mise en scène, maniérée et horripilante envahit tout l’écran jusqu’à étouffer le spectateur. Les (très) bons acteurs sont sans doutes un des seul élément du film que j’ai appréciait : Marion Cotillard, que je ne peux d’habitude pas supporter, est ici rayonnante et (un minimum) touchante tandis que Matthias Schoenaerts (révélation de Bullhead, mon film préféré de l’année!) joue le dur, papa raté au grand coeur.

  Bref, tout ça c’est bien beau mais que fait-on du pathos qui inonde le film à chaque scène ? Je vais vous dire : j’aurais tellement voulu aimer le film autant que son titre, poétique mais franc, hélas : De Rouille et d’Os est pour moi ce que le mélo français peut faire de plus surligné et de plus décevant.

Argo

(Etats-Unis) de et avec Ben Affleck, avec aussi Bryan Cranston, John Goodman… Genre : drame, thriller. Sortie française : 7 novembre.

Le 4 novembre 1979, au summum de la révolution iranienne, des militants envahissent l’ambassade américaine de Téhéran et prennent 52 Américains en otages. Mais au milieu du chaos, six d’entre eux réussissent à s’échapper et à se réfugier au domicile de l’ambassadeur canadien. Sachant qu’ils seront inévitablement découverts et probablement tués, un spécialiste de l’exfiltration de la CIA du nom de Tony Mendez monte un plan risqué visant à les faire sortir du pays. Un plan si incroyable qu’il ne pourrait exister qu’au cinéma. Beaucoup de récompenses dont Meilleur Film Dramatique aux golden globes 2012. 7 nominations aux Oscars et nominé en tant que Meilleur film étranger au Césars.

      Après deux films (Gone Baby Gone et The Town) très américain mais réussis, Ben Affleck n’en finissait pas de recevoir les réjouissances de la presse et du public sur sa reconversion en réalisateur. Et le moins que l’on puisse dire ce que ce n’est pas près d’arrêter : avec Argo, il s’empare d’un sujet qui marqua l’Histoire du terrorisme américain dans les années 70. Autant dire que le sujet était fait pour lui : simple et efficace, le script était déjà le foetus d’un film à Oscars. Car si Ben sait appuyer sur le bouton « suspense » au bon moment, son film est d’un patriotisme assez insupportable.

    Parfois efficace, parfois mielleux, mais toujours autant dénué de psychologie, Argo est l’exemple même du film prenant un sujet grave en le traitant comme un pur divertissement, ce qui n’est, à la base, pas une mauvaise chose du tout, à moins qu’il soit consommé avec modération. Ce qui n’est pas le cas ici.

   Au départ bien ficelé puis tombant de plus en plus dans un mécanisme pompeux et facile, ennuyeux et niais, Argo a le mérite de nous apprendre un épisode de l’Histoire peu connu outre-mer.

The Dark Knight Rises

(Etats-Unis) de Christopher Nolan, avec Christian Bale, Anna Hathaway, Michael Caine… Genre : action. Sortie française : 25 juillet.

Il y a huit ans, Batman a disparu dans la nuit : lui qui était un héros est alors devenu un fugitif. S’accusant de la mort du procureur-adjoint Harvey Dent, le Chevalier Noir a tout sacrifié au nom de ce que le commissaire Gordon et lui-même considéraient être une noble cause. Et leurs actions conjointes se sont avérées efficaces pour un temps puisque la criminalité a été éradiquée à Gotham City grâce à l’arsenal de lois répressif initié par Dent. Mais c’est un chat – aux intentions obscures – aussi rusé que voleur qui va tout bouleverser. À moins que ce ne soit l’arrivée à Gotham de Bane, terroriste masqué, qui compte bien arracher Bruce à l’exil qu’il s’est imposé. Pourtant, même si ce dernier est prêt à endosser de nouveau la cape et le casque du Chevalier Noir, Batman n’est peut-être plus de taille à affronter Bane.

  Décidément, les super-héros n’ont pas brillé cette année. Etant fan de Christopher Nolan, réalisateur londonien psychotique et manichéen, The Dark Knight Rises était une de mes grandes attentes de l’année. Disons que, contrairement à ce qu’a fait Nolan jusque-là, ici il ne prend pas son temps, il accélère la cadence pour toujours plus d’actions, d’explosions et de suspense. Le problème c’est qu’il délaisse complètement la psychologie des personnages, ce qui faisait évidemment tout le charme de ses précédents films (Inception, Le Prestige et bien surThe Dark Knight et Batman Begins). De ce fait, Nolan clôt sa trilogie par le plus décevant de ses films.

    Seconds rôles ratés (sauf Catwoman, très classe incarnée par Anna Hathaway), ne parlons même pas de Marion Cotillard, dont la scène de mort aura était LE phénomène Net de l’année. Ce qui est dérangeant c’est que tout est maîtrisé mais de la mauvaise façon. Les retournements de situation de la fin, tout comme certaine scènes (mal montées), sont grossiers, à l’image du film, lourdingue et on ne peut plus décevant.

Dark Shadows

(Etats-Unis) de Tim Burton, avec Johnny Depp, Eva Green… Genre : aventure, comédie. Sortie française : 9 mai.

En 1752, Joshua et Naomi Collins quittent Liverpool, en Angleterre, pour prendre la mer avec leur jeune fils Barnabas, et commencer une nouvelle vie en Amérique. Mais même un océan ne parvient pas à les éloigner de la terrible malédiction qui s’est abattue sur leur famille. Vingt années passent et Barnabas a le monde à ses pieds, ou du moins la ville de Collinsport, dans le Maine. Riche et puissant, c’est un séducteur invétéré… jusqu’à ce qu’il commette la grave erreur de briser le cœur d’Angelique Bouchard. C’est une sorcière, dans tous les sens du terme, qui lui jette un sort bien plus maléfique que la mort : celui d’être transformé en vampire et enterré vivant.
Deux siècles plus tard, Barnabas est libéré de sa tombe par inadvertance et débarque en 1972 dans un monde totalement transformé…

       Autant Alice au Pays des Merveilles était pour moi un bijou d’ingéniosité, de rêveries et de couleurs que la presse détestait, autant Dark Shadows est une overdose du style Burton. Le casting (Depp, toujours aussi classe accompagné d’une Eva Green diabolique et déchaînée) ne sauve rien. On est bien loin des chef-d’oeuvres comme Edward aux Mains d’Argents ou Sweeny Todd (mon préféré). Ici Burton s’amuse de ses propres références, en oubliant presque le public, laissé au bord de la route. L’ambiance gothique, au départ savoureuse, devient plus un handicap qu’autre chose, une sorte de complaisance par rapport au scénario, plus que vide et sans fil rouge. On croirait presque Tim Burton fini, lassé autant que nous que son style déglingué que le public connaît bien. Plus tard rattrapé de justesse avec son Frankenweenie(un des plus beau film d’animation de l’année), ce Dark Shadows est fade et ennuyeux, autant pour le spectateur que pour Burton, en tout cas c’est bien la seule chose qui en ressort.

Les films de l’Entre-Deux (entre navet et très bon film) :

J.Edgar

(Etats-Unis) de Clint Eastwood, avec Leonardo DiCaprio, Judi Dench, Naomi Watts… Genre : drame historique, biopic. Sortie française : le 11 janvier.

Reconnu comme l’incarnation de la lutte contre le crime pendant près de cinquante ans, J. Edgar Hoover était craint et admiré, détesté et vénéré. Cependant, dans l’intimité, il gardait jalousement des secrets qui auraient ruiné son image, sa carrière et sa vie. 3 Nominations pour Leonardo DiCaprio dont une aux Golden Globes 2012.

     Après le mélancolique et très réussi Gran Torino, Eastwood avait grandement déçu avec son Au-delà. J.Edgar est hélas dans cette lignée. Le réalisateur et acteur culte s’attaque à un des mythes de l’Amérique contemporaine, le créateur du FBI (rien que ça) : Edgar Hoover.

       Comme tout biopic qui se respecte, le but est de ne pas prendre partie et de dépeindre le personnage dans l’intimité tout comme dans l’Histoire, en montrant ses défauts, ses folies et ses qualités. C’est à peu près le cas ici, même si l’admiration d’Eastwood pour Hoover se fait légèrement ressentir. Entre une mère « castratrice », une secrétaire dévouée jusqu’à la toute fin et une histoire déchirante d’amour refoulé avec son principal agent, oui, Hoover avait une vie qui ne pouvait qu’ attirer Hollywood sur une adaptation. Là où Eastwood est le plus fort, c’est bien lorsqu’il décrit le personnage dans ce qu’il a de plus horrible : un ego sur-mesures, des idées parfois très conservatrices et une incapacité à aimer due à sa mère, évidemment.

         Pendant plus de 2h, Leonardo DiCaprio nous prouve encore une fois qu’il est de plus en plus grand et l’un des plus talentueux acteurs de sa génération (l’Oscar aurait été mérité). Le problème est dans le rythme : parfois trop lent et terriblement ennuyeux, parfois trop rapide, sans arrêt ni moment de calme pour le spectateur, le film se ressent alors comme une bouffée d’air pollué (oui, très bizarre comme comparaison), en tout cas quelque chose qui a du mal à passer.

  Pourtant muni d’une photographie ultra-travaillée, teintée de noir crépusculaire et sombre, J.Edgar est hélas ce genre de film où lorsque le générique de fin commence à défiler, le spectateur est soulagé. Sans doute le long-métrage le plus ambigu de l’année.

Cogan

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(Etats-Unis, VO : Killing them softly) d’Andrew Dominik, avec Brad Pitt… Genre : gangster, thriller. Sortie française : 9 décembre.

Jackie Cogan est engagé par un gangster pour enquêter sur un hold-up ayant eu lieu au cours d’une partie de poker… Prix du Scénario au festival du film de Stockholm.

    L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford (titre complet) alias mon film préféré de tous les temps, indescriptible, fut réalisé par un maestro australien nommé Andrew Dominik. Déjà avec Brad Pitt dans le rôle titre du bandit torturé (Prix d’Interprétation à Venise en 2007), ce chef-d’oeuvre crépusculaire et mélancolique sortit en 2007. On se demandait ben quand Dominik reviendrait pour nous donner une seconde claque. 5 ans plus tard, ce n’est pas une claque qu’il donne, mais plutôt une très grande déception : après la psychologie fine de Jesse James…voici venu les gars lourdingues de Cogan, tueur préférant « tuer doucement ».

     S’ouvrant sur une musique oppressante entrecoupée par le discours le plus célèbre de Barack Obama, la séquence d’ouverture est ce qu’il y a de mieux dans le film. Quelques scènes fulgurantes et osées (dont un meurtre par balles au ralenti sublime) sur fond de Johnny Cash ne pourront rien n’y faire, car, pardon mais parler de prostituées pendant 5 minutes pour constater qu’on est de gros lourdaux sans cerveau, ok, ça marche dans les films de Tarantino, mais ici, pendant bien un quart d’heure, avouons que c’est assez frustrant. « America is buisness ! » dira Cogan pour conclure le film, mouais, on l’aura vite compris. Plutôt stylé dans l’image, Cogan rate sa cible dans le discours.

Sur la route

(Etats-Unis/Brésil, VO : On the road) de Walter Salles, avec Sam Riley, Garrett Hedlund, Kirsten Stewart… Genre : drame, aventure, road movie. Sortie française : le 23 mai.

Au lendemain de la mort de son père, Sal Paradise, un apprenti écrivain new-yorkais, rencontre Dean Moriarty, un jeune ex-taulard au charme ravageur, amant de la très libre et très séduisante Marylou. Entre Sal et Dean, l’entente est immédiate et fusionnelle. Décidés à ne pas se laisser enfermer dans une vie trop étriquée, les deux amis rompent leurs attaches et prennent la route avec Marylou. En compétition, Sélection Officielle à Cannes 2012.

     Le roman plus que culte de Jack Kerouac, polémique en son temps, est aujourd’hui un objet rare autant qu’une adaptation cinématographique impossible. Le géant Francis Ford Coppola, qui acquit les droits dans les années 70, n’en fit pourtant rien. Le réalisateur connu pour ses road-movies, Walter Salles s’empare du projet et a la bonne idée de regrouper une ribambelle de jeunes acteurs ne demandant que plus de reconnaissance : Sam Riley en Sal Paradise aka Jack Kerouac dans son autobiographie, Garrett Hedlund en fêtard torturé (qui offre d’ailleurs la plus belle interprétation du film), et Kirsten Stewart en double maîtresse. Tout était bien parti, mais où est passés la psychologie de la Beat Generation ? Cela, en n’en saura jamais rien.

     En montrant tout ce qu’il veut et autant qu’il veut, Salles réalise plus un film pour lui que pour l’audience. Beaucoup de sexe, beaucoup de drogues, pour au final un dénouement que l’on aurait tant aimé qu’il soit plus profond, plus travaillé, plus nostalgique. Car Sur la route est au départ l’histoire d’une relation « Je t’aime/Je te hais » entre Sal Paradise et Dean Moriarty. Cette relation ambiguë passée aux oubliettes tant le film ressemble à une publicité pour un kit de voyage prépayé. Plutôt oubliable.

La Chasse

(Danemark, VO : Jagten) de Thomas Winterberg, avec Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larssen…Genre : drame. Sortie française : 14 novembre.

Lucas, éducateur sans histoire dans une école maternelle, est du jour au lendemain accusé de pédophilie. Peu à peu, la méfiance des habitants et de ses anciens amis laisse place à une véritable chasse aux sorcières et les rumeurs se répandent comme une traînée de poudre. Prix d’interprétation pour Mads Mikkelsen et Prix du jury oecuménique au Festival de Cannes 2012. Meilleur film indépendant international aux British Independant film Awards 2012. Meilleur scénariste pour Thomas Vinterberg au Cinéma européen 2012.

   Lorsque l’on pense au Danemark en cinéma, on pense plutôt à Lars Von Trier (Melancholia, Dogville), pourtant Thomas Vinterberg se fit vite une place dans le cinéma du « Dogme », en 1998 grâce à Festen racontant un repas de famille où certains secrets n’auraient sûrement pas dû être révélés, il remporte le Prix du Jury à Cannes. 14 ans plus tard, il rebondit avec le récit d’un homme, faussement accusé de pédophilie. Prix d’Interprétation pour Mads Mikkelsen à Cannes. Reste un élément perturbateur: une fois que vous avez pris le temps de montrer que l’accusé n’est pas coupable, qu’il n’est qu’un simple bonhomme, très sympa mais bouc émissaire malgré lui, que reste-t-il du mystère ? Car le plus dérangeant dans La Chasse, c’est de vouloir constamment faire ressentir de l’empathie au spectateur.

     Si l’on veut trouver un élément réussit dans le film, c’est l’atmosphère dépaysante du Danemark, close et automnale. Pour couronner le tout, la conclusion est d’une facilité flagrante, mille fois vue et revue. Certaines scènes sont à sauver, comme une scène où, le jour de Noël, lors de la messe, le protagoniste, délaissé de tous, essaye de convaincre -assez brutalement- son meilleur ami, et père de la fille faussement agressée, qu’il est innocent. A part ça le film ne vaut pas tant le détour.

Rapidement, voici 8 films qui auraient fait partie de mon Top s’il n’avaient pas eut de limites (à vous de chercher l’utilité de cette liste) :

Take Shelter

(Etats-Unis) de Jeff Nichols, avec Michael Shanon, Jessica Chastain… Genre : drame. Sortie française : 4 janvier.

Curtis LaForche, un jeune marié et père de famille souffrant de trouble délirent, est assailli de visions de fin du monde, se questionne s’il doit abriter sa famille dans un esprit survivaliste d’une tempête, ou alors de lui-même… Grand Prix de la Semaine de la Critique et de la SACD à Cannes 2011. Grand Prix au festival de Deauville 2011. Beaucoup d’autres prix et nominations.

    1er film de l’année, 1er choc. Raconter la folie d’un individu en 2 heures, c’est le challenge qu’ont réussit beaucoup de réalisateurs, mais avec Jeff Nichols, jeune prodige américain, jamais une psychose n’avait été autant poussée et décortiquée. Tandis que Michael Shanon nous bluffe durant tout le film, une ambiance pesante et déjà oppressante s’installe petit à petit. Au fur et à mesure que le film avance, il est de plus en plus difficile de déceler le vrai du faux, les hallucinations de la réalité.

Take Shelter cache aussi une réflexion universelle sur la famille.

      A la fois onirique dans le calme et grandiose dans l’intimité d’une folie de plus en plus dérangeante autant pour le spectateur que pour le personnage principal, Take Shelter (littéralement « Trouver refuge ») nous laisse, justement, sans aucune cachette devant un dénouement qui gardera le mystère entier.

Killer Joe

(Etats-Unis) de William Friedkin, avec Matthew McConaughey, Emile Hirsch, Juno Temple… Genre : thriller. Sortie française : le 5 septembre.

Chris, 22 ans, minable dealer de son état, doit trouver 6000 dollars ou on ne donnera pas cher de sa peau. Une lueur d’espoir germe dans son esprit lorsque se présente à lui une arnaque à l’assurance vie. Celle que sa crapule de mère a contractée pour 50 000 dollars. Mais qui va se charger du sale boulot ? Killer Joe est appelé à la rescousse. Flic le jour, tueur à gages la nuit, il pourrait être la solution au problème. Seul hic : il se fait payer d’avance, ce qui n’est clairement pas une option pour Chris qui n’a pas un sous en poche. Souris d’or à la Mostra de Venise 2011.

    Le réalisateur de L’Exorciste, l’original, n’a pas dit son dernier mot. A vrai dire, en allant voir un film tel que Killer Joe, on ne sait pas trop à quoi s’attendre. Dès la première scène, le dialogue est dérangeant et surtout, inhumain : pour rembourser ses dettes de dealer, le fils minable prévoit de tuer sa mère. A condition que Joe Cooper, flic véreux et tueur à gages à la fois, lui donne un coup de main.

On arrête pas si facilement un deal avec Killer Joe.

   Ce qui est flagrant, c’est que plus on avance dans le film, plus le constat se fait évident : les personnages sont tous autant fous les uns que les autres, le tueur à la grande classe comme la petite sœur qui sert d’appât ou le dealer sans vergogne. Tout est crasseux comme tout a un goût amer. Tel un grand film de Brian de Palma, Killer Joe touche le summum de la perversion pour que le spectateur savoure mieux les 1h40 de scènes chocs et de plans marquants, sublimés par le charisme (terrifiant) de Matthew McConaughey. Killer Joe provoque sans jamais se rater.

Holy Motors

(France) de Leos Carax, avec Denis Lavant, Edith Scob, Kylie Minogue, Eva Mendes… Genre : drame, (inclassable). Sortie française : le 4 juillet.

De l’aube à la nuit, quelques heures dans l’existence de Monsieur Oscar, un être qui voyage de vie en vie. Beaucoup de récompenses dont Prix de la jeunesse à Cannes 2012.

    Inclassable et indescriptible, Holy Motors est sûrement un des plus grands films français du siècle ! Voyage intemporel à travers les yeux de plusieurs personnages en un, ou véritable récit de la vie d’un acteur à « plein temps » ?

       Leos Carax, « l’enfant maudit » du cinéma français revient sous les feux des projecteurs avec un film démentiel et immensément poétique. Le casting international, la mise en scène, le style, chaque séquence…tout est simplement incroyable. Un hommage au cinéma et à tout ce qu’il peut avoir de plus beau mais aussi de plus dérangeant. En frôlant le grotesque à plusieurs reprises, Carax et son « multi-acteur » qu’est ici Denis Lavant, nous emmènent dans un autre monde, à travers les plus beaux lieux de Paris, une salle de tournage en capture-motion, un hangar miteux…

Adieux bouleversants entre Denis Lavant et Kylie Minogue. Qui l’aurait cru ?

         Tout semble avoir un sens, le spectateur, pourtant, persiste à être perdu, complètement emporté, envoûté, à bout de souffle, comme devant une œuvre d’art, si belle mais impossible à raconter qu’un seul et unique mot nous reste sur le bout de la langue : « Wouhaw ! ».

Les enfants loups, Ame & Yuki

(Japon) de Mamoru Hosoda. Genre : manga, drame. Sortie française : 28 août.

Hana et ses deux enfants, Ame et Yuki, vivent discrètement dans un coin tranquille de la ville. Leur vie est simple et joyeuse, mais ils cachent un secret : leur père est un homme-loup. Quand celui-ci disparaît brutalement, Hana décide de quitter la ville pour élever ses enfants à l’abri des regards. Ils emménagent dans un village proche d’une forêt luxuriante… Miroir d’Argent et prix du Public au festival des films du Sud, à Oslo.

     Le maître du film d’animation japonais, mélancolique et philosophique, aka Ayao Miyazaki, a longtemps fait de l’ombre aux jeunes virtuoses japonais méconnus hors-Asie tant son talent était soit disant « indépassables » et ses œuvres, de plus en plus populaires en Europe. Mamoru Hosoda, d’une autre génération, (ré)émerge ici avec ce conte initiatique. Entre fantastique et nostalgie, Ame & Yuki se révèle beaucoup plus profond qu’il n’y paraît : en traitant de pleins de sujets différents (filiation, origines, maternité…) avec une pureté incandescente, à travers une idée de base qu’est la légende des homme-loups, le film est d’une beauté subjugante parsemé de séquence inoubliable, parfois joyeuses tout comme dures.

Petits garnements !

       Le vrai personnage principal, c’est bien la mère de ces deux enfants loups, elle, étant normale, la première partie du film est la plus posée, racontant ses (nombreuses) difficultés à élever ses bébés canidés. La deuxième partie pose ici un choix au deux enfants grandissant : Nature ou civilisation ? C’est cette question qui fera écho dans la dernière partie, bouleversante tant les deux enfants, maintenant âgés, s’avéreront prendre des chemins opposés.

        Ame & Yuki, de par une poésie et une nostalgie déchirante, est une épopée intime, un récit à travers le temps, le temps d’une vie, qui, captivant pour les petits comme pour les grands, résonne longtemps après le fin grâce à une scène finale, concerto de hurlements canins, réconciliant l’Homme et le Loup dans une même étreinte de liberté.

Cheval de guerre

(Etats-Unis/Angleterre, VO : W ar Horse) de Steven Spielberg, avec Jeremy Irvine, Tom Hiddleston… Genre : drame, aventure. Sortie franaçaise : 22 février.

De la magnifique campagne anglaise aux contrées d’une Europe plongée en pleine Première Guerre Mondiale,  »Cheval de guerre » raconte l’amitié exceptionnelle qui unit un jeune homme, Albert, et le cheval qu’il a dressé, Joey. Séparés aux premières heures du conflit, l’histoire suit l’extraordinaire périple du cheval alors que de son côté Albert va tout faire pour le retrouver. Joey, animal hors du commun, va changer la vie de tous ceux dont il croisera la route… 6 nominations aux Oscars 2012.

      Cheval de guerre est sans conteste une très grande épopée, une véritable odyssée où l’intelligence est d’être menée du point de vue de Joey, pur-sang du Devon, arraché à son premier maître pour être envoyé à la boucherie de la Grande Guerre.

       A sa manière, le film de Spielberg dénonce, oui, comment ? De par les yeux les plus innocents qui soient, le réalisateur culte en tire les pires horreurs de la guerre faites par l’Homme, ce grand imbécile. Car si Cheval de guerre part comme un conte de fée dans une première partie illuminée à la veille de la plus grande violence, c’est pour mieux descendre dans les endroits les plus sombres et désespérés. Toujours avec le cheval, nous passons par toutes sortes d’individus, de tous camps et de toutes générations, à ce moment décisif de l’Histoire, sans jugements ni préjugés : un cavalier anglais, deux déserteurs allemands, une petite fille et son grand-père français, un soldat de l’artillerie allemande… Spielberg les filme, dans leur même bêtise et dignité.

L’horreur des tranchées, vue par Joey. Séquence culte.

       Cheval de guerre est aussi et évidemment un grand moment de cinéma, complètement tourné à l’ancienne (sans 3D ni grands effets spéciaux), Spielberg montre ce qu’il y a de plus loin de nous pour le rendre incontestablement intime. Epoustouflant, grandiose, parsemé de séquences bouleversantes filmant la folie et la boucherie (dont un plan-séquence dans les trachées absolument culte) menés par la musique nostalgique de John Williams : Steven Spielberg ne s’est jamais mieux porté, révélant encore une fois son talent de frôler la daube indigeste à chaque instant pour finalement en faire quelque chose de majestueux.

Chronicle

(Etats-Unis) de Josh Trank, avec Dan DeHaan, Alex Russell… Genre : aventure, drame. Sortie française : 22 février.

Trois lycéens se découvrent des supers pouvoirs tels que la télékinésie et la possibilité de voler après avoir été en contact avec une substance mystérieuse découverte dans un cratère. Ce qui était au départ un amusement va devenir une question de vie ou de mort dès l’instant où ils vont flirter avec la limite de leurs pouvoirs, ainsi leurs côtés obscurs vont faire surface.

       Le moins que l’on puisse dire après avoir vu Chronicle, c’est qu’un réalisateur est né. La caméra subjective ? Si ça ne vous dit peut-être rien, c’est un style qui a pourtant été utilisé à bon escient (Cloverfield) comme à tord et à travers ces dernières années (Projet X) : une caméra amateur, en situation, tenue par un des personnages principaux étant le guide du film. Devenu effet de mode, le style n’avait pourtant jamais été aussi bien manié. Ici, le réalisateur fait d’abord porter la caméra au plus perturbé des trois garçons se découvrant des pouvoirs bénéfiques pouvant tout autant s’avérer destructeurs, puis la passe successivement à plusieurs personnes, inconnues, en passant par des caméras de surveillance, pour mieux montrer les dégâts d’une folie rongeant le personnage principal.

Un jeu de miroirs qu’utilisera tout le temps la mise en scène, prodigieuse.

    Si Chronicle ressemble aux premiers abord à un simple film pour ados, il se révèle être une vraie réflexion sur la jeunesse américaine en forme de descente aux enfers. Se transformant rapidement en tragédie, le film manipule le spectateur en lui montrant ce à quoi il ne s’attend pas. Classe et sombre, Chronicle est un bijou de mise en scène, maîtrisé, dur et dérangeant.

Twixt

(Etats-Unis) de Francis Ford Coppola, avec Val Kilmer, Elle Fanning… Genre : drame, épouvante. Sortie française : le 11 avril.

Hall Baltimore est un écrivain sur le déclin. Alors qu’il est en tournée de promotion dans une petite ville, il découvre qu’une jeune fille a été assassinée. La nuit, Hall rêve d’un fantôme nommé V qui lui raconte une étrange histoire, peut-être en rapport avec le meurtre. À sa grande surprise, certaines des réponses à ces questions se trouvent dans sa propre vie…

      F.F Coppola est bel et bien revenu des morts. Réalisateur immense, ami de route de Spielberg et autres Scorsese, c’est pourtant celui qui se fait de plus en plus discret en ce début décennie. En 2009, dans un noir et blanc somptueux, il s’attardait sur les relations mystérieuses entre frères, en Espagne, dans Tetro où il revenait à un cinéma très indépendant. Twixt est à la fois une œuvre d’auto-dérision et « d’auto-hommage », mais surtout, c’est un film terriblement autobiographique, car le drame qu’a vécut Val Kilmer dans le film, Coppola l’a vécut aussi.

Hall Baltimore et la vision d’Edgar Allan Poe, comme guide à travers les mauvais rêves.

  Traitant du deuil et de l’oubli, Twixt est un conte savoureusement horrifique et gothique. Un travail graphique enchante le film, parfois trop coloré ou souvent à la limite du noir et blanc, Coppola nous ballade de monde en mondes. En rendant hommage à sa propre filmographie tout en passant par les séries B et autres films d’horreurs kitsch, entre réalité et fiction, le réalisateur du Parrain renaît, nous en sortons hantés.

The Deep Blue Sea

(Angleterre) de Terrence Davis, avec Rachel Weisz, Tom Hiddleston… Genre : drame. Sortie française : le 20 juin.

Londres, 1950. Hester Collyer est mariée depuis plusieurs années à Sir William Collyer, magistrat plus âgé qu’elle. Leur mariage n’est pas très heureux et semble manquer de passion et d’amour. Elle fait la rencontre de Freddie Page, ancien pilote de la RAF, duquel elle tombe follement amoureuse et avec qui elle trompe son mari. Ce dernier apprenant la liaison de sa femme la chasse de chez eux et lui annonce qu’il refusera le divorce. Meilleure Actrice pour Rachel Weisz décerné par le Toronto Fil Critics Association Awards, le New York Film Critics Circle Awards et le Village Film Poll 2012.

    Mené tel un opéra, The Deep Blue Sea traite de l’adultère, un sujet déjà adapté des centaines de fois. Mais Terrence Davis traite ce sujet différemment : se passant dans une seule et même rue de Londres, dans la période post-Seconde Guerre Mondiale, son long-métrage est pourtant filmé comme un huis clos.

      Hester, femme d’un riche avocat, hésite entre sa passion et un mariage confortable. Qu’en avons-nous à faire ? Pour apprécier le film dans sa grande beauté, il faut d’abord accepter de s’attarder sur un destin égoïste, mineure et sans réelles conséquences, mais que de beauté ! La BO du film, étant justement la musique d’un opéra, ces 1h35 de films sont chorégraphiées, maniérées, mais tellement magnifiques. Incandescent, le film est salé et sucré, chaud et froid, montrant deux individus s’aimant passionnément mais finalement pas si fort. Les deux acteurs principaux sont bouleversants, neutres et hantés à la fois.

    

Tom Hiddleston et Rachel Weisz, hantés.

   L’originalité de The Deep Blue Sea, c’est la parallèle fait entre cette histoire d’amour et le spectre de la guerre, qui plane encore sur chaque pas, sur chaque décision. En finissant sur les ruines d’une rue londonienne bombardée 5 ans plus tôt, le film est simple mais complexe, démontrant tout et son contraire en une unique passion.

       Il ne nous reste plus qu’à nous tourner vers le futur avec les films qui vont compter en 2013, sélectionnés par mes soins :

          L’année 2013 étant déjà bien avancé en cinéma avec notamment un mois de janvier très excitant (Paul Thomas Anderson commence l’année avec The Master, stylisé et psychologique, Tarantino dévoile son Django Unchained, déjà son meilleur succès aux US, Kathryn Bigelow sort son film polémique Zero Dark Thirty avec Jessica Chastain…) qui se terminera en beauté, le 30 janvier avec les deux très attendus favoris des prochains Oscars Happiness Therapy, feel-good movie par le réalisateur de The Fighter avec Bradley Cooper et Jennifer Lawrence, ainsi que Lincoln, le dernier Spielberg, biopic sur le président américain avec une ribambelle d’acteurs de marque (Daniel Day-Lewis, Joseph Gordon-Levitt, Sally Field…).

       Le cinéma indépendant européen fera aussi une grande entrée avec Dans la Brume du metteur en scène russe Sergeï Loznitsa traitant d’une torture mentale pendant la 2nde Guerre Mondiale. Autant dire que l’année commence sous les meilleurs jours pour le cinéma.

           Préparez aussi vos tickets pour février, car les films les plus attendus seront de taille : le 6 février sortira un autre biopic, celui-ci sur Alfred Hitchcock, nommé simplement Hitchcock. Porté par Anthony Hopkins, impressionnant de ressemblance, et Scarlett Johansson en Janet Leigh, le film s’attardera surtout sur les péripéties du tournage de Psychose. Déjà décrié et encensé, ce long-métrage de Sacha Gervasi risque de diviser.  Accompagné le même jour par le méga-film américain de ce début d’année, j’ai nommé Gangster Squad, avec un casting plus que monstre : Ryan Gosling, Sean Penn, Josh Brolin, Emma Stone et bien d’autres. Classe et vicieux, ce film souffle comme un air de renouveau dans le film de gangsters.

              Le 13 février marquera la sortie du blockbuster événement Les Misérables de Tom Hooper (Le Discours d’un Roi), adaptation de la saga de Victor Hugo, avec un casting de choix : Anna Hathaway, Hugh Jackman, Russell Crowe, entre autres. Rien que ça !

            Le même jour sortira le provocant Passion, remake du film d’Alain Corneau, Crime d’amour. Le film marquera le grand retour de Brian De Palma, avec en rôle-titre Rachel McAdams et Noomi Rapace. Autant riche que janvier, février annonce un mois de mars placé sous le signe des blockbusters et du cinéma d’auteur international.

            Autant dire que le mois commencera en trombes avec le 6 mars, A La Merveille, riposte du mystérieux Terrence Malick après le succès de The Tree Of Life, Palme d’Or 2011.

       Suivi de près par le très attendu Cloud Atlas, voyage inter-temporel à l’air franchement phénoménal, signé par les réalisateurs de Matrix, sortira le 13 mars, ainsi que le revival du  virtuose Sam Raimi (Trilogie Spider-Man) avec Le Monde Fantastique d’Oz qui s’annonce déjà comme plus qu’un simple remake, porté par James Franco est une brochette d’actrices immanquables (Michelle Williams, Mila Kunis, Rachelle Weisz…).

      Puis nous finirons sur une note de comédie avec le prochain Almodovar Les Amants Passagers sorti le 27 mars.

               Le mois d’avril risque de nous sortir quelques surprises dont une déjà annoncée : Mud, dernier film de Jeff Nichols, prodige américain qui réalisa le magnifique Take Shelter (voir plus haut), avec ici Matthew McConaughey et Reese Witherspoon. Le film sortira le 17 avril.

              Le 15 mai (date repoussée) sera à prévoir Gatsby Le Magnifique de Baz Luhrmann (Australia), remake du film avec Robert Redford, ici avec, dans le rôle-titre, Leonardo DiCaprio suivi d’un duo d’acteurs bien choisis : Tobey Maguire et Carey Mulligan. La reconstitution du New York des années 20 risque d’être plutôt grandiose.

           En été, trois films feront sûrement le buzz : Man of Steel de Zack Snyder (300) produit par Christopher Nolan (Inception), reboot de la saga SuperMan laissé en plan par les productions, avec Henry Calvill (Les Immortels) en Clark Kent. Les premières images donne déjà très envie.

            Le 24 juillet sortira Monstres Academy des studios Pixar, suite de Monstres & Compagnie sorti il y a maintenant un temps.

                     The Lone Ranger, projet encore mystérieux avec Johnny Depp et Armi Hammer par les créateurs déjantés de Pirates des Caraïbes, sortira quant à lui le 7 août.

            La rentrée 2013 restant pour l’instant assez floue, je ne peux  pas encore vous sélectionner les films intéressants qui risquent de faire beaucoup de bruit… Reste le second volet de la nouvelle « grande » saga Hunger Games titré L’Embrasement. Plus politique, plus adulte et avec un casting toujours plus grand, cette suite sortira le 27 novembre, ce qui annonce une (très) longue attente.

              3 films que j’attends impatiemment, encore non datés, risquent aussi de faire leur apparition dans les salles obscures ces prochains mois : tout d’abord Only God Forgives , projet de Nicolas Winding Refn, réalisateur de Drive avec son acteur désormais fétiche : Ryan Gosling dont le visage balafré faisant office d’affiche promo (ci-dessous) annonce déjà un nouveau film choc.

          Ensuite, arrivera The Bling Ring, dernière folie de Sofia Coppola. Après un parcours sans-fautes jusqu’au décevant Somewhere, ce Bling Ring remettra sûrment les choses au clair, car Sofia s’attaque à ce qu’elle sait faire de mieux : filmer avec son univers feutrée et mélancolique une jeunesse américaine perdue et dépressive. Avec Emma Watson dans son premier grand rôle trash post-Harry Potter.

          Pour finir en beauté : Twelve Years A Slave, drame historique et troisième film très attendu du virtuose Steve McQueen (III) à qui l’on doit Hunger et Shame. Toujours avec le désormais très connu Michael Fassbender, le casting annoncé démontre déjà l’ampleur du film : Benedict Cumberbatch (Sherlock), Paul Dano (There Will Be Blood), Paul Giamatti (Cosmopolis) et même Brad Pitt himself !

Tout a été dit (ou pas) pour cette année, en tout cas selon moi. Car à travers tous les films et les moments de cinémas dont je vous ai parlé tout au long de mes 3 articles, ce fut surtout mes deux petits yeux qui restèrent émerveillés (une seconde fois), devant tant d’émotions cinématographiques, bonnes ou mauvaises, car comme on dit : tout est bon à prendre. Vaste et impénétrable, le monde du 7ème Art est pour moi le plus beau et le plus complexe qui soit. Evidemment, tout le monde n’est pas de cette avis, mais que vous regardiez De Rouille et d’Os ou The Amazing Spider-Man, Amour ou Expendables 2, le cinéma est une porte ouverte à toute idée et à toute illumination… Donc encore une fois : vive le cinéma. Vive tout et n’importe quoi, tout simplement.

Filmiquement vôtre.

Margot.

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4 réflexions sur “Le Cinéma de 2012 : 3ème partie, les pires, ceux qui ont aussi comptés et ceux qui VONT compter.

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