Ecrans, Films

St Trinian’s 2 : The Legend Of Fritton’s Gold

Comédie britannique réalisé en 2009 par Oliver Parker et Barnaby Thompson. Avec Rupert Everett, Colin Firth et David Tennant.

Hier soir, en zappant sans but précis, je tombe sur le générique de début d’une comédie britannique. Et là surprise: je lis le nom de David Tennant! Quelle ne fût pas ma joie en découvrant ce nom! David Tennant est pour moi le meilleur Docteur de la série Doctor Who (même si j’aime celui de Christoppher Eccleston et celui de Matt Smith) de par son histoire personnelle avec la série, son enthousiasme, son entrain, son plaisir à jouer ce rôle, son physique singulier et sa voix inimitable (Tennant ne s’apprécie qu’en VOST!). Bref, j’ai complètement craqué pour cet acteur; d’autant plus que je n’ai plus vu Doctor Who depuis un moment (j’ai fini la saison 5 et j’attends les DVD de la saison 6 en Novembre) et encore moins Tennant! Me voici donc devant ma télé à regarder ce générique, ravie de revoir (et de réentendre!) David Tennant et curieuse de le voir dans autre chose que le Docteur.

Synopsis: Camilla Fritton est la directrice de St Trinian’s, un pensionnat pour jeune fille où l’anarchie est la seule règle. Elle révèle à ses élèves la légende de la famille Fritton ainsi que l’existence d’un trésor caché. Mais ce trésor est également convoité par Sir Piers Pomfrey, riche homme d’affaire et directeur une étrange société secrète. Les élèves, guidée par leur représentante Annabelle Fritton, nièce de la directrice, se mettent en quête de ce trésor.

Petite précision: je ne le savais pas lors du visionnage mais ce film est en réalité la suite de St Trinian’s: Pensionnat pour jeunes filles rebelles, sorti en 2007. Cependant, vous pouvez visionner le 2 sans avoir vu le 1er; à titre personnel, je n’ai eu aucun problème de compréhension.

Petite précision (bis): en écrivant cette article, j’ai appris que St Trinian’s 1 & 2 sont respectivement les 6ème et 7ème films adaptés d’un dessin-animé crée par le dessinateur et cartooniste (si si ça existe!) Ronald Searle en 1956 (et oui c’est pas tout jeune!): il s’agit de la vie de jeunes filles élèves dans une école expérimentale au début du XXème siècle.

Petite précision (décidément!): J’ai mis le titre anglais du 2ème volet tout simplement parce que je le préfère au titre français qui est St Trinian’s 2. ça a tout de suite moins de gueule, non?

Critique: Dés le commencement, on sent qu’il y a comme un hic: l’histoire est assez classique dans le genre et pas transcendante. Naïvement, je pensais que cela s’arrangerait au fil du temps: erreur! Les pensionnaires sont clichés à en mourir: la grosse intello avec sa bande de copines binoclardes, les gangstas dont la meneuse est noire, les nunuches blondes sans cervelles, les gothiques émos bien sataniques, les écolos mal attifées (une d’elles semblait tout droit sortir de la saga Harry Potter avec sont chapeau de lutin), j’en passe et des meilleures.

Vers le début, on assiste à la rentrée avec tout le monde qui arrive à St Trinian’s. On s’attarde notamment sur une jeune rockeuse au look provocant (comme toutes les élèves d’ailleurs). Nous comprenons qu’elle est nouvelle et toutes les bandes se l’arrachent avant qu’elle affirme vouloir cavaler seule. Je m’attendais à ce qu’elle soit relativement importante vu que l’on s’attarde sur elle: PAS DU TOUT! On ne la reverra PRATIQUEMENT PLUS du film! Une figurante haut gradée puisqu’elle parle un peu dans le reste du film mais sinon, rien!

Même chose pour Annabelle: la directrice lui annonce qu’elle est la nouvelle représentante des élèves. Ses débuts sont chaotiques mais à la fin, elle devient la chef charismatique du groupe. Le problème est qu’on ne lui laisse pas le temps d’évoluer, de se métamorphoser. Sa situation est bâclé, on passe rapidement dessus, elle devient très et trop vite le leader.

Le concept de pensionnat pour filles où l’anarchie est le maître mot est assez original mais l’histoire banale devient complètement absurde au fur et à mesure que les minutes passent. Les situations deviennent de plus en plus incohérentes et paradoxalement, les chutes des gags deviennent de plus en plus prévisibles. Je dois reconnaître que j’ai ris par moment mais la majorité des gags n’étaient pas drôles ou surjoués ou prévisibles. J’aime beaucoup l’humour anglais, ce n’est donc pas une question de culture, mais ça tombait dans le too much. L’exemple frappant est ce gag où Geoffrey Thwaites, politicien devenu alcoolique depuis que Camilla l’a quitté dans le film précédent, reçoit (pour être polie) l’affection du petit chien sur sa jambe, chien que Geoffrey venait juste d’offrir à la directrice. C’était de mauvais goût, lourd et surtout sans lien avec le reste.

Les scènes de fin décrochent le pompon en matière d’absurdité et de connerie (Oui Monsieur, de connerie!). Sans spoiler, le dénouement est bête et téléphoné. Et le PIRE, c’est que Tennant n’apparaît en tout et pour tout que dans UN QUART DU FILM! D’accord c’est le méchant (Sir Piers Pomfrey) mais quand même! Il ne fait quasiment RIEN! Les scénaristes l’auraient mis en figurant que ça ne changerait rien! Ceci dit, cela ne remet absolument pas en cause le très bon jeu de Tennant. Colin Firth (Geofrey Thwaites) n’est pas mis en valeur. N’ayant pas vu le 1er film (et n’ayant jamais vu joué Colin Firth non plus), je ne peux pas trop  juger mais il est une véritable potiche. Les scénaristes ont tout bonnement gâché le bon casting qu’ils avaient à leurs dispositions.

Les seules bonnes choses de ce film sont les jeux d’acteurs de Colin Firth, dans une moindre mesure, de David Tennant mais surtout celui de Rupert Everett pour le travail de travestissement. En effet, c’est lui qui joue le rôle du pirate Fritton, de son descendant du XIXème siècle (désolée mais je ne me rappelle plus du nom) et de Camilla Fritton. La voix sifflante dû aux fausses dents de castor, le voir faire les yeux doux à Geoffrey et les déguisements féminins sont sympathiques et ont été la cause de mes quelques moments de rigolades.

Verdict: 1,5/5

Les 3/4 des points sont attribués à Tennant et Everett pour leurs jeux d’acteurs. Cependant, cela ne suffit pas à rehausser le niveau de ce film bourrés de stéréotypes, de clichés, d’absurdités et d’incohérences dû au scénario plus que bâclé. Ce film semble avoir été écrit, réalisé et assemblé à la va-vite.

Toutefois, voici le teaser de St Trinian’s : Pensionnat Pour Jeunes Filles Rebelles

Et de St Trinian’s : The Legend Of The Fritton’s Gold

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